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Dans l'ombre, un ennemi issu du passé prépare son retour imminent. Serez-vous de ceux qui le combattront ou bien de ceux qui l'aideront ?
 
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Analyse psychologique de Mr. Stark par le Docteur Jean Grey [PV Jean]

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Avengers
Dim 15 Oct - 23:38



Le soleil à son paroxysme, cheveux aux vents, la radio à volume plus que raisonnable, je roule dans ma décapotable rouge Ferrari à pleine vitesse afin de rejoindre ma destination. Laquelle vous allez me demander ? Et bien, je me rends actuellement à l'Institue Xavier afin de rencontrer Mademoiselle Jean Grey que j'ai eu l'occasion de rencontrer à la réception des Avengers pour Halloween.

Après une discussion avec cette dernière, j'avais appris qu'elle était également psychologue et que l'expérience d'une scéance ne serait pas déplaisant, surtout avec une aussi charmante femme. C'est donc ainsi que je me retrouve à attendre devant le portail du manoir Xavier qu'on m'ouvre avant de me garer là ou je pouvais. J'ai par acquis de conscience laissé une version de l'armure déployable avec auto-propulsion si des choses peuvent tourner mal. C'est déjà arrivé plus d'une fois de me faire attaquer alors que ce n'était pas du tout prévu, maintenant, je reste H24 capable de mettre fin à des hostilités.

Lunette teinté marron, costume bien repassé malgré que la chemise soit déboutonner en haut avec la cravate pas serré du tout, je m'avance donc vers les marches menant à la porte principal du manoir avant de les ouvrir de mes deux mains, rentrant comme si j'étais chez moi.

Visiblement, les cours semblent se terminer pour le repas ou quelque chose de ce genre-là, ça me fait pensait que je n'ai toujours pas mangé pour ce midi. Évidemment, je ne risquais pas de passer inaperçu, voilà donc quelques jeunes étudiants qui me regarde, discutant entre eux en se demandant si j'étais bien celui que je suis.

Souriant un peu, je fais signe à un gosse qui hésite à m'approcher avant qu'il me demande un auto-graphe sur son agenda. Lui répondant que ça serait un plaisir, je sors un stylo avant de le signer et... Disons que c'est la chose à ne pas faire quand tous les autres regardent.

Je me fais donc rapidement surprendre par la petite bande d'étudiant qui se regroupe autour de moi, tentant de satisfaire tout le monde à coup de photo et de signature, mais j'étais là pour une consultation à la base... Mais bon, ça fait toujours du bien de se sentir apprécier. Qui sait, je devrais refaire une donation à l'Institut.

HRP : Ses vêtements
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X-Men
Lun 16 Oct - 14:58
« Très bien, ce sera tout pour aujourd'hui », informa Jean aux élèves qu'elle avait en face d'elle.

Avec un calme plus ou moins relatif, ces derniers commencèrent à ranger leurs affaires, afin de pouvoir profiter de leur pause déjeuner. De son côté, la rousse fit plus ou moins de même, refermant son livre, avant de consulter sa montre.

« Essayez de lire le chapitre sur la photosynthèse pour le cours de vendredi, compléta-t-elle en tentant de surmonter le bruit ambiant. Ce sera le sujet que nous aborderons … et nous verrons si vous serez en mesure d'expliquer la prédominance du vert dans le feuillage des plantes de notre planète. »

Quelques hochements de tête parmi la classe lui firent comprendre que son message avait été entendu.

« Vous trouverez des indices dans le cours sur l'optique que vous a fait Hank il y a quinze jours. »

Ce genre de défi, c'était la manière de Jean pour motiver ses étudiants, mais également une stratégie plutôt ludique pour les pousser à remettre le nez dans leurs anciens cours, ainsi qu'à forcer leur esprit à faire des liens entre leurs divers connaissances. Bien souvent, les gens avaient les réponses à leurs questions, mais ils étaient incapables de s'en rendre compte sans un petit coup de pouce extérieur.

Alors que ses élèves quittaient la salle de cours, la mutante jeta un coup d’œil par la fenêtre. Ce fut sans difficulté qu'elle remarqua la voiture de luxe d'un rouge vif, garée devant l'établissement. Ainsi donc, il était à l'heure … ce qui était une agréable surprise. C'était bon signe … preuve que Monsieur Stark prenait sa démarche au sérieux. Lorsqu'il lui avait demandé quelques jours plus tôt s'il était possible d'obtenir un rendez-vous, Jean avait craint une sorte de lubie passagère de milliardaire. Tony disait avoir besoin de discuter de certaines choses, de faire le point sur sa vie … bref, besoin d'un psy. Proposition sérieuse ou technique de drague … Jean avait volontairement préféré écarté la seconde hypothèse lorsqu'elle avait accepté de le recevoir. Après tout, vous avez beau être un super héros plein aux as, doublé d'un génie, vous n'en restez pas moins un homme … avec toutes ses faiblesses.

Avant de quitter la pièce, Grey chassa machinalement du plat de la main un pli inexistant sur sa jupe de tailleur bordeaux, avant de réajuster son chemisier blanc à manches courtes. Prenant conscience de ces geste totalement inutiles, elle se fendit d'un rire léger. D'après elle, il était bon de savoir rire de soi-même. C'était une excellente forme de thérapie … et surtout, un moyen de ne pas se mentir. Ces gestes, pure manifestation de son inconscient à travers le langage corporel, traduisaient une certaine pression qu'elle s'était elle-même imposée. Pourquoi ? Sans doute cette quête perpétuelle de la perfection qui la poursuivait depuis toujours … ou encore, ce besoin viscéral de toujours être en mesure de contrôler ce qui l'entourait. Or, avec un individu comme Stark, cela risquait de ne pas être une mince affaire.

Prenant une profonde inspiration, la rousse quitta finalement la pièce pour aller à la rencontre de son patient. Elle le trouva au milieu de l'un des couloirs, entourés d'élèves, en train de leur signer des autographes, ou bien de prendre des selfies avec eux. A première vue, il semblait dans son élément en faisant face à sa notoriété.

« Bonjour Monsieur Stark. »

Suite à ces quelques mots, l'effervescence des adolescents sembla redescendre, chacun comprenant que l'heure était venue de retourner à des occupations plus conventionnelles. Et alors que la foule d'élèves se désagrégeait, Jean put s'approcher de l'homme d'affaire, lui tendant une main en signe de salutation.

« Je vous propose de poursuivre au calme, dans mon bureau, si vous voulez bien, lui dit-elle en lui souriant. Promis, si vous y tenez réellement … je vous rends aux élèves après notre entrevue. »

Cette dernière phrase n'était, évidemment, pas totalement dénuée d'une pointe de sarcasme, ne sachant que trop, combien une horde d'adolescents surexcités pouvait rapidement s'avérer épuisante.

La télépathe conduisit son invité jusqu'à son bureau, et l'invita à s'asseoir sur le sofa qui s'y trouvait. Elle lui apporta ensuite un verre d'eau qu'elle déposa sur la table basse et finit par prendre place à son tour dans le fauteuil stratégiquement placé en face du milliardaire.

« Très bien, Monsieur Stark. Je vous écoute », annonça-t-elle avec calme.
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Avengers
Dim 22 Oct - 18:17



Je suis dans mon élément en quelques sortes-là, je me plais bien avec ces gosses, mais c'est la belle Jean qui vient arrêter la foule. À la fois belle et autoritaire d'ailleurs, car tous les élèves semblent retourner à leurs occupations tandis que la psychologue m'intime de la suivre dans son bureau pour commencer la séance avec une petite blague pour détendre l'atmosphère.

- Bonjour Mademoiselle Grey.


Suivant la demoiselle, je me retrouve donc un bureau classique comme je pouvais me l'imaginer avec un sofa sur lequel je suis censé m'allonger. Ce que je fais dès qu'elle me signale qu'elle est prête à m'écouter. M'allongeant, je regarde la télépathe du coin de l'œil :

- Donc... Je suis censé parler dans le vide et vous notez les trucs qui vous vont ? Ou c'est un échange. J'avoue que je suis pas très habitué à ce genre de chose donc... Si je fais les choses pas comme il faut... Bordel, on dirait un ado puceau qui parle pour sa première fois quand j'y repense. Bref...

Regardant le plafond, je me passe une main sur le front avant de soupirer, moi-même, je ne sais même pas ce que je fais ici, es-ce que c'est pour la draguer ? Oui, clairement, je veux me rapprocher d'elle, mais une partie de moi souhaite vider son sac également. Et c'est une sensation que je n'ai pas l'habitude de vivre :

- Par où commencer... Vous voulez que je me débrouille où vous avez un sujet ou une question à me poser parce que j'ai pas mal de chose en tête, mais rien ne veut sortir.

La chose à ne pas vraiment dire à une mutante capable de sonder votre esprit, mais bon, si ça se fait par la pensée ça ira bien plus rapidement. De ce que j'ai compris, le cerveau fonctionne genre... Beaucoup plus vite en pensée que par la parole donc ça serait une économie de temps, de salive, et de voix aussi quand j'y pense. Mais bon, on va faire les choses dans les règles de l'art. Regardant le verre d'eau qu'elle avait déposé plus tot sur la table basse, j'avoue que je suis un peu déçu de voir ça plutôt qu'un bon whisky ou verre de vin.

- L'eau ça fait un peu... Formel non ? Vous n'avez pas une bouteille qui traîne d'un petit alcool sympathique à déguster pendant notre séance ?

C'est à ce moment que je pense à retirer l'oreillette qui me connecte à JARVIS qui peut me contacter n'importe quand, je suis en rendez-vous et je n'ai aucunement envie d'être dérangé.
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X-Men
Lun 23 Oct - 1:01
Suite à l'invitation de Jean, le milliardaire s'installa sur le sofa, s'y allongeant. Il aurait tout aussi bien pu s'y asseoir, la rousse ne lui ayant pas fourni de précision quant à la manière d'y prendre place. Mais il avait choisi de suivre les stéréotypes que l'on pouvait voir à la télévision, preuve qu'il n'avait sans doute jamais suivi de thérapie. Cette hypothèse se confirma rapidement … très rapidement, car les premiers mots de Stark furent pour demander ce qu'il était bon de faire au cours d'une séance. A dire vrai, il n'était clairement pas à l'aise. C'était même tout le contraire : il était nerveux et manquait d'assurance. Un personnage de sa trempe avec cette attitude, cela avait presque quelque chose de triste. Tony était clairement perdu. Même son langage corporel hurlait cette évidence. Son soupir, la main qu'il venait de passer sur son front. Il était l'objet d'un véritable embouteillage émotionnel, ses pensées se contredisant l'une l'autre, rendant son raisonnement totalement anarchique. Cela avait pour résultat qu'il ne savait même pas par où commencer. Monsieur Stark faisait face à un blocage.

Finalement, il posa son regard sur le verre d'eau que la thérapeute lui avait servi. Pourtant, il n'y toucha pas, se contentant de le juger avant d'annoncer qu'il trouvait cela trop banal. Il demanda même s'il était possible d'avoir quelque chose de plus fort.

Enfin, il porta une main à l'une de ses oreilles, en retirant un dispositif électronique. C'était très certainement une sorte de système de communication. Dés lors, Jean sut qu'il était vraiment concentré sur ce qu'il faisait. Il s'était assuré de ne pas être dérangé.

Quelques secondes de plus, la rousse l'observa en silence, l'étudiant encore un peu, avant de finalement prononcer les premiers mots de cette séance.

« Monsieur Stark, détendez-vous, lui annonça-t-elle calmement et d'une voix posée. Inspirez profondément, puis expirez tout aussi profondément. »

Elle déposa alors son carnet resté vierge, ainsi que son stylo sur la table basse qui séparait la thérapeute de son patient.

« Sachez qu'il n'y a pas de bonne ou de mauvaise manière de procéder … il faut simplement suivre vos besoins … Je suis là pour vous aider, pour vous guider, poursuivit-elle sur un ton toujours aussi doux. Mais en aucun cas, je ne suis là pour résoudre vos problèmes. Je peux vous aider à les surmonter, vous aider à leur trouver des solutions … mais sachez que vous devrez être l'acteur de votre thérapie. »

La télépathe se cala dans le fond de son fauteuil, croisant les jambes, et observant quelques secondes de silence.

« Je dois également vous prévenir que nous ne parviendront pas à tout mettre à plat en une seule séance. D'après ce que vous me dites, vous semblez avoir plusieurs sujets d'inquiétudes. Nous tâcherons de les aborder les uns après les autres … ce sera le meilleur moyen de surmonter votre blocage … et non, ne comptez pas sur mes pouvoirs pour faciliter ou accélérer les choses … cela n'est pas aussi simple. Vous allez devoir me faire confiance … et lorsque vous serez ici, il faudra vous faire une raison et renoncer pour l'heure qui suivra à tout contrôler. »

Une nouvelle fois, Jean marqua un temps d'arrêt, afin de permettre à Tony d'entendre ce qu'elle venait de lui annoncer. Elle le savait, cela risquait de ne pas être simple, notamment avec un tempérament comme celui de son patient. Mais elle gardait bon espoir.

« Quant à l'eau … vous êtes dans une école, Monsieur Stark. Nous évitons autant que possible d'avoir recours … à toute forme d'alcool … notamment dans un contexte thérapeutique. »

Reposant ses bras sur les accoudoirs de son fauteuil, Jean en pianota le cuir vernis du bout des doigts.

« Très bien, Monsieur Stark, fermez les yeux, lui demanda-t-elle d'une voix délicate. Faites le vide en vous … pensez à un souvenir agréable … concentrez-vous sur cet instant … sur ce qu'il vous fait éprouver. Pouvez-vous me le décrire s'il vous plaît. »
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Avengers
Dim 29 Oct - 19:25



Les quelques secondes de silence après mes dires m'ont un peu fait chier à vrai dire, je n'aime pas trop ce genre de situation ou je ne suis pas dans un domaine que je ne gère pas un minimum. J'ai l'impression de conduire une voiture en touchant uniquement le volant et pas les pédales. Suivant le conseil de la belle Jean, je respire profondément avant de ferme un peu les yeux, ce n'est clairement pas dans mes habitudes d'être comme ça, après... Ce sont sans compter mes crises pendant les nuits, mais ça, personne ne les voient.

Au début de sa réponse, je n'ai pas sur résister à l'envi de sourire voir de rire un peu, ça m'a rappelez un de ces films français basé sur une bande dessiné. « Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise situation... ». Je sais même plus comment ça s'appelle d'ailleurs, mais bref, je divague. Résoudre mes problèmes par moi-même ? En suivant une ligne de conduite donnée par ma psychologue ?

- ça à jamais été mon truc... De suivre...

Suite à son explication comme quoi j'allais devoir suivre plusieurs séances, je ne peux qu'être enthousiaste de pouvoir revoir cette rouquine plus d'une fois, qui sait, peut être elle acceptera d'aller boire un verre, et pas de l'eau de préférence comme maintenant... Sans rire, parce qu'on est dans une école, il n'y en a pas ? De mon temps, quand je faisais des études, on ne se gêner pas pour avoir une bière par-ci par-là, et même picoler avec certains professeur. « C'était avant » je suppose...

- Vous sous-estimez les pouvoirs d'un bon whisky ma chère.

Avec un sourire, je la regarde en disant ça du coin de l'œil, elle est si... Strict, on dirait, et un soupçon de froideur également, je dirais. Suivant ses directives, je ferme totalement les yeux avant de tenter de trouver un souvenir agréable et... Bon sang, qu'es-ce que je pourrais utiliser ? Enfin, qu'es-ce que je pourrais utiliser sans que ça parle de sexe, d'alcool ou de l'armure... Un souvenir d'enfance peut-être ? Rien ne me vient, à part mon père et ce n'est pas spécialement des souvenirs agréables. Quoi que... Si... J'en ai un :

- Je... Ça remonte un petit peu maintenant... Quand j'avais encore l'ancien réacteur ARC dans la poitrine. *tapote le réacteur actuel* Je cherchais une solution au Paladium qui me tuait à petit feu. C'était avant l'attaque de New-York et la naissance des Avengers. Des millions de combinaisons, des milliers d'éléments que j'ai testé pour au final : des cacahuètes. Cependant, on m'a apporté une énorme caisse, des choses que mon père avait cachées visiblement et dedans, une vieille bande de film. Je l'ai regardé et... il me disait, que tout ce qu'il avait fait, le parc d'exposition STARK, l'entreprise... Tout ça, il l'avait fait pour moi... J'ai... J'ai toujours eu une image d'un homme sévère, dur et strict, et le voir aussi... Gentil et aimant à mon égard dans cette vidéo, ça m'a perturbé... « La clef du futur », qu'il était limité par la technologie de son temps, mais qu'il avait tous ses espoirs en moi, que... Je créerais des choses révolutionnaire qui changeront le monde, et que je suis... « Sa plus belle création ».

J'avais un peu de mal à dire tout ça... Quoi que... « Un peu » est faible comparé à ce que je ressens réellement, dire ça à quelqu'un, une quasi-inconnue d'ailleurs est également très perturbant. Je l'ai jamais raconté, pas même à Pepper, et... Me révéler, comme ça, au grand jour, ça me perturbe. Je peux sentir mes yeux humides, je me lève donc de ce fauteuil avant de respirer profondément, passant ma main dans mes cheveux avant d'aller à la fenêtre :

- Excusez moi

Ouvrant la fenêtre, je prends une grande bouffée d'air, restant appuyé sur le rebord quelques secondes, si c'est pas quasiment une minute avant de me tourner, regardant le verre d'eau avant de m'approcher :

- Réflexions faites... De l'eau ça m'ira bien.

Buvant un peu, je me le jette ensuite sur le visage, en foutant partout, ça fait du bien... Je m'assois de nouveau sur le fauteuil en passant ma main dans les cheveux :

- Il est vrai que... ça fait du bien de parler un peu...

Quelle image je dois donné du grand Tony Stark maintenant...
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X-Men
Mer 1 Nov - 3:26
Comme Jean s'y était attendue, Tony ne put s'empêcher de faire quelques réflexions sarcastiques. C'était typique des personnes qui avaient peur d'être aidées ou qui refusaient de faire face à leurs soucis … et c'était encore plus prévisible lorsque ces personnes s'appelaient Anthony Edward Stark. C'était un mécanisme de défense basique, qui permettait au sujet de tourner en dérision les véritables problèmes, et ainsi, leur faire perdre en importance et en crédibilité. Mais … ce n'était pas pour autant que les dits problèmes se volatilisaient. S'ils passaient en arrière plan pour le sujet sarcastique, ils n'en restaient pas moins présents … voire potentiellement plus inquiétants puisque négligés par le premier intéressé, à savoir le patient.

Attentive aux réactions du milliardaire, Jean ne manqua pas de remarquer le sourire narquois qu'il affichait en entendant ses recommandations. Il n'était pas nécessaire d'être télépathe pour savoir que monsieur se faisait son show perso dans sa tête. Encore une fois … le sarcasme était appelé à la rescousse comme mauvais moyen de défense. La mutante sut alors que … ce ne serait sûrement pas une affaire des plus simples. Elle le soupçonna même d'avoir un penchant un peu prononcé sur l'alcool au vu de ses remarques insistantes au sujet du verre d'eau.

Finalement, après plusieurs minutes, Tony sembla prendre les choses plus au sérieux, se concentrant réellement comme le lui avait demandé sa thérapeute. Il se confia avec beaucoup d'émotion et de manière solennelle à Jean, lui révélant un souvenir qu'il qualifiait d'agréable. Il était en rapport avec son père, un film que ce dernier lui avait laissé comme témoignage des espoirs qu'il avait fondés en son fils unique. Dans sa voix, la rousse pouvait clairement noter l'émotion du moment. Beaucoup de choses s'expliquaient sur le cas 'Stark' avec cette confidence. Tony souffrait clairement de la relation qu'il avait eu avec son père … une relation visiblement incomprise et erronée. Alors quelle n'avait pas été sa surprise lorsqu'il avait appris la vérité sur ce que pensait réellement son paternel à son sujet. Si Jean n'avait pas appris avec le temps à maintenir une distance émotionnelle entre ses patients et elle, il était clair qu'elle aurait certainement versé une larme en écoutant ce récit émouvant.

Profondément affecté par l'évocation de ce souvenir, Stark se redressa, le regard humide et la gorge serrée. D'une main sur le visage, il tenta de reprendre contenance, sans réellement y parvenir. Alors il se releva, tout en s'excusant, pour se rendre à la fenêtre du bureau. Il était loin le personnage insolant qui s'était installé quelques minutes plus tôt dans ce sofa, se riant par pure provocation de toutes ces théories psychologiques et autres méthodes de psychanalyse. A présent, Jean faisait face à un homme profondément meurtri … détenteur d'une vieille blessure dont personne n'avait encore pris soin de s'occuper, et qui aujourd'hui était toujours béante … et silencieusement handicapante.

Un moment, il resta à la fenêtre après l'avoir ouverte, prenant de profondes bouffées d'air frais. Puis, se tournant de nouveau vers l'intérieur, il reporta son attention sur le verre d'eau, estimant lui avoir trouvé une utilité. Mais après en avoir bu une gorgée, il se jeta le reste au visage. Le 'Stark' était de retour … extravagant et introverti. Son petit spectacle terminé, il retourna s'asseoir sur le sofa, annonçant sur un ton un tantinet mutin que parlait fait du bien.

Devant cette scène, mais également ces confidences, Jean resta un instant silencieuse, laissant à Tony le temps de prendre pleinement conscience de ce qu'il vienait de se passer … de ce qu'il venait de faire. Bien sûr, dans son monde, entouré de célébrités, de groupies et de journalistes, il aurait été plébiscité pour un tel geste … son originalité et son esprit hors du commun glorifiés. Mais ici, il n'en était rien. Il n'était qu'un patient … et Jean n'avait certainement pas l'intention de l'encourager dans ce processus autodestructeur qu'il avait entamé depuis plusieurs mois maintenant. Car au final, c'était ce qu'il faisait … et son entourage malsain de playboy multimilliardaire l'y incitait, non pas parce qu'il l'adulait … mais au contraire, parce que tous ces gens se réjouissaient de le voir scier la branche sur laquelle il était assis … pour le plus grand damne des personnes qui tenaient réellement à lui.

« Monsieur Stark, c'était très intéressant, finit-elle par se prononcer. Je parle bien entendu de l'anecdote sur votre père … pas de ce petit spectacle auquel vous vous êtes adonné sur la fin. »

Elle le savait, ce genre de commentaire ne lui plairait sans doute pas. Rares devaient être les personnes qui osaient ainsi le contredire ou le brimer. Mais au fond de lui, Jean savait qu'il comprendrait. Secrètement, c'était indéniable. Mais peut-être qu'un jour, il serait suffisamment franc avec lui-même pour admettre ses erreurs.

« Durant des années, vous avez réclamé de l'attention de la part de votre père … de la reconnaissance. Mais avec le temps, l'absence de réponse de sa part vous a poussé à lui en tenir rigueur … à devenir cet adolescent insolent et provocateur … en quête d'attention, je me trompe ? Et quelle n'a pas été votre surprise en découvrant des années plus tard, qu'en réalité … vous étiez pour lui une parfaite réussite. Vous culpabilisez Monsieur Stark. Vous culpabilisez de ne pas avoir su comprendre votre père … ou tout du moins, d'avoir su le comprendre, mais trop tard. »

La rousse changea légèrement de position sur son fauteuil, décroisant ses jambes, pour ensuite les croiser dans l'autre sens.

« Alors dites-moi … maintenant que vous savez l'estime qu'il vous portait … pourquoi continuez-vous de vos comporter comme cet adolescent ? Vous possédez le monde si l'on peut dire … où que vous alliez, vous êtes le centre d'attention … alors, pourquoi continuer à faire le pitre … à prendre des risques … à vouloir attirer l'attention de la manière la plus insensée qu'il soit ? »

Décroisant les jambes, Jean se pencha en avant, les coudes en appui sur ses genoux et les mains jointes devant elle.

« Monsieur Stark, vous êtes un homme brillant ! Vous n'avez plus rien à prouver ! Vous pouvez vous moquer éperdument de ce que pensent les autres … arrêtez de vous rabaisser pour simplement attirer leurs faveurs … faveurs dont vous n'avez même pas besoin. »

De nouveau, Jean regagna le fond de son fauteuil, se calant sur le dossier de ce dernier, sans quitter son patient du regard.

« Estimez-vous que la reconnaissance de votre père n'est pas suffisante ? Ou bien qu'elle vaut moins que celle de toute cette fange que représente le monde des people et qui vous semble si chère ? »

Cette dernière phrase, Jean l'avait voulu volontairement provocante, quitte à pousser Tony à se mettre en colère. Ce qu'elle voulait, c'était le faire réagir quant à son attitude … quant à son rapport avec les autres.
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Avengers
Jeu 2 Nov - 0:08


Les yeux fermés, j'essaye un peu de reprendre le contrôle de ce qui vient de m'arriver, me confier comme ça, ce n'est clairement pas dans mes habitudes. Je peux sentir quelques douces gouttes couler sur mon visage, me rafraîchissant un peu, passant ma main, je me recoiffe rapidement en dégageant le reste d'eau sur mon visage. Écoutant les dires de la demoiselle. Mon spectacle à la fin ? Ça n'a rien d'un spectacle. Je me confie, je prends séance et au final, c'est pour me balancer des choses de la sorte ? Ce n'est pas souvent que je m'énerve réellement, mais là, j'avoue que la moutarde a doucement commencé à monter avec ce début de réponse.

Je l'écoute donc analyser mes dires, expliquant dans les moindres détails ce que je pouvais ressentir et ce que j'ai pu vivre comme relation avec mon père. J'ai... J'ai juste l'impression d'être un livre ouvert pour elle, est-ce grâce à sa télépathie ? Ou c'est vraiment ça la psychologie... Si c'est le cas, elle est très forte. Quand elle commence à parler du fait que je culpabilise, ce que je venais de réussir à calmer me reprend soudain, les yeux humides, une respiration irrégulière, je crois que je n'ai pas pleuré depuis... La mort de mes parents justement... Et encore, je n'avais pas pleuré en public à ce moment-là. Cachant mon visage d'une main sur le front, camouflant mes yeux, je n'ai clairement pas envie qu'on me voit comme ça, mais elle dit vrai...

Je regrette, je regrette tout ce que j'ai pu vivre avec mon père sans avoir pu voir à travers le masque de celui-ci, même s'il y a des passages que je ne comprends toujours pas, comme la soirée où il m'a obligé à boire alors qu'il était bourré... Cependant, cette tristesse se transforme peu à peu en colère avec les dires de la psychologue. Voilà maintenant qu'elle me fait la morale sur mon comportement et ma manière de faire.

- J'ai tout encore à prouver... Si je n'avais pas eu Pepper, l'entreprise que m'a laissée mon père n'aurait pas duré aussi longtemps, si je n'avais pas été kidnappé par les dix anneaux, je ne serais jamais devenu Iron Man et je serais encore en train de fabriquer des armes pour qui serviront aujourd'hui à détruire le monde. Il fut un jour ou un ennemi m'a dit que je suis un criminel caché, un meurtrier, et comme tout ce genre de personne, je voulais réécrire mon histoire. Il y a du vrai là-dedans, je veux me montrer digne de l'armure que j'ai maintenant, et je veux plus que tout protéger ce monde. Agir comme un adolescent ? Je doute qu'un ado soit capable de faire le tiers de ce que j'accomplis. Les médias, c'est mon domaine, et les médias restent une arme que j'utilise pour le moral de la population. Ce « personnage » que je suis, je l'aime, et j'aime l'être. Pourquoi je changerai ? Et si je change du jour au lendemain, qui me dit qu'on ne va pas juste me lâcher et me mettre à la trappe, mettant ainsi en péril la communication au niveau des Avengers, de mon entreprise et tout ça ? Non, je refuse de mettre fin à tout ça. La reconnaissance de mon père me suffit amplement, mais on ne change pas du jour au lendemain Mademoiselle, je pense que vous le savez.

Me relevant, je marche un peu dans toute la pièce en faisant les 100 pas pour calmer un peu mes nerfs :

- Continuez à faire le pitre, à prendre des risque pour attirer l'attention, je trouve que je me suis assez calmé depuis la création d'Iron Man et j'estime à ne pas avoir à changer plus que ça ! Je suis allé jusqu'à traverser un trou de ver dans le ciel pour sauver New-York d'une bombe atomique, ce n'est pas ce que j'appelle faire le pitre ou attirer l'attention. Je l'ai fait parce que je le devais !

Passant ma main sur ma barbe, je me gratte un peu cette dernière, pourquoi je m'énerve, d'ailleurs, je viens de capter que je suis un peu parti dans tous les sens dans mon monologue, je perds les pédales ce n'est pas bon. Je n'aime pas du tout cette sensation et en plus Jean semble prendre un malin plaisir à utiliser cette faiblesse pour gratter un peu plus la surface de ma psyché.

- La séance dure combien de temps... ?
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X-Men
Jeu 9 Nov - 1:30
Devant les remarques de la rousse, Tony lança un regard noir à cette dernière. Il apparaissait évident qu'il prenait mal les critiques de Jean. Dans un premier temps, lorsqu'elle aborda la relation qu'il avait entretenu avec son père et toutes les conséquences qui en découlaient, il sembla de nouveau plonger dans cette souffrance émotionnelle qu'elle lui avait deviné au moment où il s'était confié. D'une main, il tenta de dissimuler son regard, trouvant sans doute trop pénible d'exposer aussi ouvertement ses sentiments. De toute évidence, il n'était pas homme à montrer ses blessures … cela ne collait pas avec le personnage qu'il avait bâti.

Puis, il s'énerva lorsque Jean critiqua la manière qu'il avait de se comporter en public, de sans cesse caracoler avec les médias, continuant inlassablement de jouer les provocateurs. Il se sentit même obligé de se justifier, preuve en était que le point de vue de la télépathe ne l'avait pas tant laissé que ça indifférent. Dans le cas contraire, il n'aurait même pas cherché à relever. Non … cette histoire lui tenait à cœur, Jean pouvait le voir dans la manière virulente avec laquelle il défendait ses choix … choix par ailleurs que la mutante trouva entendables, mais qu'elle se garda bien d'avouer. Ce n'était pas de cela dont avait besoin Monsieur Stark … des personnes pour le flatter et aller dans son sens … il en avait des tas. Non … si Jean voulait aller plus en profondeur … alors, elle ne devait pas le ménager. Or, le milliardaire répondait assez bien à l'appât qu'avait lancé la rousse. Pour un peu, elle n'avait plus besoin de parler … le génie se chargeant de tout faire. Certes, il partait par moment à la dérive, mais c'était sans doute un besoin quelque part de son subconscient. Aussi, Jean le laissa faire.

Beaucoup de choses ressortaient de ce qu'il balança dans ses arguments. L'une des plus révélatrices, et qui revint à plusieurs reprises, était le fait évident que quoi qu'il en disait … Tony Stark ne s'aimait pas. Il aimait son personnage … cette seconde peau qu'il avait créé de toute pièce. Mais le vrai lui … celui qui croulait sous ce lourd héritage familiale … celui là … il le voyait comme un homme méprisable … un criminel. Ainsi, peu à peu, ils arrivaient au fondement des tourments de Tony : un amour propre ébréché. Et c'était pour étouffer cette homme que le milliardaire s'évertuait à être celui qui faisait le show durant les galas … mais aussi, qu'il revêtait cette armure high-tech, fendant les cieux pour protéger le monde et restaurer la justice.

Ne tenant plus en place, Stark faisait à présent des allers retours dans le bureau, le pas nerveux, la voix énergique et vindicative. Oui, Jean avait touché un point sensible … elle avait mis le doigt sur la faille dans l'armure … elle l'avait poussé dans ses retranchements. Agacé, il finit par lui demander combien de temps durait une séance. A en croire cette question, il avait envie d'en finir au plus vite. Pourtant, ils venaient tout juste d'aborder le point le plus intéressant … l'ultime destination visée depuis le début de cet entretien … et c'était maintenant qu'il voulait abandonner.

Toujours aussi calme, Grey le regarda en silence, laissant quelques secondes s'écouler.

« Il n'y a pas de durée fixe, finit-elle par lui répondre. Certaines personnes ont besoin de plus de temps que d'autres pour comprendre la source de leur mal-être. Mais pour vous, je pense que nous venons de mettre le doigt dessus … même si ça ne s'est pas fait sans turbulence. »

Du fond de son fauteuil, la mutante ouvrit la table basse située devant elle d'un geste de la main. Le meuble qui jusqu'alors ne présentait aucune rainure, s'ouvrit en son milieu, chaque pan du plateau coulissant pour révéler à l'intérieur tout un ensemble d'alcools et de verres. D'un nouveau geste, elle fit sortir une bouteille de whisky ainsi qu'un verre qui allèrent se déposer sur la table tandis que celle-ci se refermait. Il apparaissait évident que son patient avait besoin d'un petit remontant, ne serait-ce que pour l'aider à se détendre … mais également pour l'aider à entendre la suite.

« Désolée si ma méthode a pu vous paraître antipathique et brutale … mais vous n'êtes pas le genre de personne qui laisse facilement voir ce qu'il cache à l'intérieur … ceci dit, votre colère m'en a appris assez pour que je tente de me faire pardonner en vous offrant autre chose que de l'eau. »

D'un mouvement de main, elle l'invita à revenir s'asseoir, la bouteille et le verre étant à sa disposition s'il le souhaitait.

« Alors, Monsieur Stark … vous estimez en avoir assez entendu et vous souhaitez mettre un terme à cette séance, ou bien … vous voulez entendre la partie la plus intéressante … celle pour laquelle, finalement, vous êtes venu jusqu'ici ? »

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