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Dans l'ombre, un ennemi issu du passé prépare son retour imminent. Serez-vous de ceux qui le combattront ou bien de ceux qui l'aideront ?
 
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mad tea party → clint

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Barbara Morse
S.H.I.E.L.D.
Jeu 25 Jan - 14:08
    « Bon boulot, Barbarella. »


Barbarella, c’était le surnom qu’on lui donnait entre les murs d’HYDRA. Personne ne s’en cachait, elle supposait donc que c’était une sorte de compliment à leurs yeux et après tout, pourquoi pas ? Une sangsue et une hydre, ça reste très aquatique tout ça. Toujours est-il que quand les membres d’HYDRA vous disent que vous avez fait du bon boulot, c’est que vous avez en réalité bien merdé. Mais c’était sa couverture qui voulait ça, on ne pouvait pas grimper les échelons au sein de cette organisation sans se salir les mains, malheureusement. Fidèle à l’image qu’elle voulait leur donner, Bobbi resta aussi impassible que possible, ne répondit rien et sorti dans la nuit glaciale de Tokyo. Tokyo ressemblait un peu à New York au sens où, peu importe l’heure à laquelle vous décidiez de sortir, la mégapole ne dormait jamais. Ce qui tombait bien étant donné qu’elle non plus n’avait pas sommeil.
Ce qui lui avait un « beau boulot » de la part d’HYDRA c’était qu’elle assurait à la perfection la liaison entre l’organisme et le plus grand fabriquant d’armes nippon, un certain Toshiro Mori. Qu’elle voyait de temps à autre en dehors des heures de travail, pour le bien de sa mission, évidemment. Alors forcément, ça payait.

La seule ombre au tableau était qu’à force de jouer un rôle, la californienne avait l’impression que celui-ci commençait à lui coller un peu trop à la peau. Elle avait besoin de se sortir un peu la tête du travail et de faire le point. Et pour ce faire, la jeune femme avait fait appel à une personne de confiance. Elle pouvait les compter sur les doigts d’une main et ce constat n’avait jamais été plus vrai que ces derniers temps. Mais Clint était d’autant plus spécial à ses yeux qu’ils avaient été mariés. Bobbi avait l’impression que ça remontait à des siècles alors qu’en y réfléchissant, c’était surtout elle qui était une rapide. Le serment sacré du mariage ? Qu’est-ce donc ? Bref, une fois que sa mission avait été bien définie et qu’on lui avait demandé de choisir une personne de contact, c’était tout naturellement qu’elle s’était tournée vers son ex-mari numéro un. Il n’y avait personne qui pourrait mieux assurer ses arrières que lui – ça, il l’avait prouvé à de nombreuses reprises du temps où ils étaient mariés mais là n’est pas la question.

Tout ça pour dire qu’ils s’étaient donné rendez-vous dans un salon de thé. A choisir, Bobbi aurait préféré un bar mais les salons de thé conféraient une intimité – toute relative, bien entendu – qu’on ne retrouve pas dans les bars et malgré tout, l’espionne restait sur ses gardes, elle savait pertinemment que sa chambre d’hôtel était truffée de micros et que les agents qui avaient pour mission de la suivre comme son ombre avaient cessé cette mesure de précaution très récemment seulement. Bobbi fit retentir la petite clochette d’accueil en poussant la porte du salon de thé et l’atmosphère zen du lieu l’envahit aussitôt, ça avait quelque chose de magique. Ni une ni deux, la jeune femme repéra aussitôt la silhouette de son ex-mari, elle l’aurait reconnue entre mille sans doute.

    « Salut étranger. » lui souffla-t-elle à l’oreille en prenant place face à lui.


Ça faisait plaisir de voir un visage familier… qui essayait-elle de berner ? Ça faisait plus que plaisir, c’était précisément ce dont elle avait besoin et, après s’être assuré qu’ils avaient bel et bien cessé de la surveiller, elle s’autorisa une petite étreinte par-dessus la table. Qu’on se le dise, Bobbi était loin, mais alors très loin d’être ce que l’on pourrait appeler une câlineuse et elle était toujours un peu gauche lorsqu’elle s’adonnait à cette pratique mais elle avait besoin de ça aussi. Okay, elle adorait se la jouer distante et puis le métier d’espion l’exigeait aussi, mais la vérité c’est que la biologiste détestait la solitude plus que tout au monde. Agent free-lance, oui, mais elle ne se sentait jamais plus dans son élément que lorsqu’il lui fallait faire équipe. Soit, l’important c’était qu’il ne s’était trouvé personne pour se retourner là-dessus et c’était principalement parce qu’ils étaient tous deux mis dans la case « occidentaux aux manières étranges ».

    « Tu m’excuseras pour la banalité du lieu mais je n’ai rien trouvé de plus sécurisé. Puis je t’ai quand même fait venir jusqu’au Japon, cela dit. »


Pas si banal que ça, tout compte fait. Elle aurait pu enchaîner tout de suite avec des idioties du genre « comment ça va ? » mais elle préféra s’abstenir et le laisser un placer une avant de se lancer dans une forme d’interrogatoire.
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Clint Barton
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Lun 29 Jan - 9:43



Quand ton ex-épouse te propose de la rejoindre au Japon... Qu'est-ce que tu fais? Normalement, tu refuses, surtout quand le message est tellement crypté que tu risque de passer à coté! Mais étant donné le monde dans lequel Bobbi et moi évoluons... Tout est teinté de mensonges, de double-jeu, de faux-semblant...
Puis bon, c'est Bobbi. Cette femme. Comment voulez-vous que je lui refuse quoi que ce soit.

La raison de cette invitation ne m'a pas été transmise. Et dans l'absolu, je m'en moque. Avoir la possibilité de la revoir, c'est toujours plaisant. Oui, malgré notre passé commun, cela reste un plaisir de passé du temps avec elle.
Et puis... le Japon, quoi! Autant en profiter, même si je me doute que l'on ne va pas se retrouver pour faire les touristes au Pays du Soleil Levant.

Me voici donc au point de rendez-vous, vêtu... Comme un touriste. Histoire de passer inaperçu. Je suis assis, devant un verre de jus de fruit quand j'entends une voix qui m'est plus que familière me souffler quelques mots au creux de l'oreille.


    - Hey! Oui, c'est tout ce que je trouvai à répondre. D'autant que je n'eus pas vraiment le temps d'ajouter quoi que ce soit, vu qu'elle me gratifie d'une étreinte amicale. Ce qui est surprenant de sa part, mais tout geste d'affection à mon égard est bon à prendre!


J'affiche un petit sourire satisfait. Satisfait d'être ici. Satisfait d'être avec elle. Et je ne peux que faire *Oui* de la tête quand elle appuie le fait qu'elle m'a tout de même donné rendez-vous au Japon! C'est vrai que ce n'est pas banal... D'ailleurs...


    - Effectivement, ce n'est pas rien! Mais ça en fait des bornes pour boire un jus de fruits en bonne compagnie. Tu as surement des trucs plus importants à me dire pour justifier... J'ouvre les bras en croix, désignant le cadre de ce rendez-vous. Tout ceci.


Je m'adosse confortablement dans le siège que j'occupe - ces Japonais ont le sens du confort! Et machinalement, mon regard épie dans tous les sens. Bobbi est toujours fourrée dans X missions d'infiltration. Possible qu'elle soit accompagné d'un chaperon, qui veut s'assurer qu'elle ne fasse pas de faux-pas, qui sait?
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Barbara Morse
S.H.I.E.L.D.
Lun 29 Jan - 15:09
D’un air détaché, Bobbi jeta un coup d’œil à la carte de l’établissement, sachant pourtant qu’il n’y aurait que du thé et des jus de fruit. A croire que, dans ce pays, le café était prohibé… et en bonne américaine qui se respecte, elle avait besoin de café. Une chance qu’ils ne soient pas si stricts en ce qui concernait l’alcool. La jeune femme regarda ensuite son ex-mari par-dessus la carte tout en l’écoutant. Elle ne put s’empêcher de sourire, c’était du Clint tout craché, ça, droit au but. En revanche elle était tout de même un peu surprise que Hill ne lui ait rien dit… mais pas déçue qu’il soit là sans savoir pourquoi. Si ça ne prouvait pas qu’elle pouvait compter sur lui alors rien ne le ferait.

    « Mouais, ça ferait cher le jus de fruit, c’est sûr. » commenta-t-elle avant d’alpaguer un serveur qui passait par-là et de lui commander un thé noir dans un japonais parfait.


Avant d’en dire plus, son regard se promena sur les gens se trouvant dans la salle. Des autochtones pour la plupart, bavassant après une éreintante journée de travail, à n’en pas douter. Et pour ce qui était des autres occidentaux, pas une seule tête connue au bataillon. Inutile de parler en langage codé façon Ocean’s Eleven.

    « Je suis surprise que Maria ne t’ait rien dit. C’est peut-être mieux ainsi… bref, tu te doutes que je ne suis pas ici en vacances. »


Les seules vacances que la blondinette eut jamais prises avaient été ses deux lunes de miel et peut-être quelques jours de repos quand sa mère tombait malade. Ce qui avait dû pas mal contribuer à ses divorces mais que voulez-vous ? C’est ainsi.

    « Pour résumer, j’essaye de me faire une place dans le camp ennemi. Avant de partir, il a fallu que je choisisse une personne de contact, et te voilà, ici à Tokyo. »


C’était là une façon très singulière et professionnelle de décrire la chose mais ça, c’était sa façon de faire. Elle aurait pu lui dire que s’il ne s’était s’agit que de ça, elle aurait pu choisir son binôme habituel en la personne d’Alphonso Mackenzie mais que c’était sa tête qu’elle préférait voir parce qu’elle avait le don de la rassurer, l’apaiser et de lui rappeler la maison à elle, perdue à l’autre bout du monde mais Bobbi aurait détesté passer pour une midinette. Autrefois, elle ne se le serait pas permis parce qu’ils étaient mariés, aujourd’hui, elle ne le pouvait pas parce qu’ils ne l’étaient plus. Tout ça pour dire que la californienne se trouvait toujours de bonnes excuses.

Elle sortit de la poche de son manteau un bout de papier tout froissé tandis qu’on lui apportait son thé et le tendit à Clint. Sur le papier, elle avait inscrit le nom de Toshiro Mori ainsi que ses coordonnées en vitesse.

    « Entre ce nom dans la base de données. Il n’est pas impossible qu’on ait besoin de lui un de ces jours. C’est lui le fournisseur d’armes de l’ennemi. Pas n’importe quel genre d’armes, des armes aliens. »


L’espionne trempa ses lèvres dans son thé brûlant puis adressa un sourire à son ex-mari avant de pointer son visage de l’index.

    « Peut-être bien que tout ça m’a manqué, en fait. Ça fait du bien de voir un visage familier qu’on n’a pas envie de démolir à coups de poing. Comment tu vas ? Tu as bonne mine. »


Pour une fois, Clint n’était pas couvert de bleus, ne portait aucune entaille visible. Il est vrai qu’au début, elle avait craqué sur ce côté bagarreur, il lui suffisait de le recoudre et de prendre soin de lui mais c’était vite devenu un problème majeur dans leur couple ; la crainte de le perdre s’était rapidement installée pour ne plus bouger. Alors oui, ça faisait plaisir de le voir en bon état pour changer.
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Clint Barton
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Lun 12 Fév - 16:02
Bon bah... Je ne sais toujours pas pourquoi je suis là en fait. Et avec humour, ma chère ex-épouse me confirme que ce n'est pas pour échanger des banalités et tailler le bout de gras autour d'un jus de fruits.

Je la regarde parler avec le serveur. Lui demander de venir, passer sa commande. Enfin, j'imagine! Parce que je ne bite pas un mot de japonais! Donc, moi, là, je fais quoi? La chose qui me parait la plus évidente compte tenu de la situation. Et donc, quand le serveur me regarde, je ne prononce qu'un seul mot.

- Coca.

Je ne suis pas un monstre, j'accompagne ma commande d'un large sourire. Je sais que la barrière de la langue est un obstacle, mais je sais qu'un visage amical... C'est un langage universel.

Et avant que nous entrions dans le vif du sujet, alors que le serveur s'éloigne, je fais *Non* du doigt en plongeant mon regard dans celui de Bobbi.

- On ne se moque pas!


Oui, je prends les devants. Mais je la connais. Elle me connait. Donc, bon. S'ensuit donc ce que j'attendais: la raison de ma venue! Visiblement, Maria Hill était au courant de ce qui se tramait. Est-ce que je dois être surpris par cet état de fait? Franchement, non. Par certains aspects, cette femme était pire que Fury lui-même, sérieux.

- Dommage pour les vacances... Rien que pour la nourriture, cela vaudrait le coup de prendre le temps de profiter de tout ce que ce pays a à offrir.

Encore une fois, je souris légèrement. Comment allait-elle prendre ma remarque? Chercherait-elle à trouver un message caché, à lire entre les lignes? Mais bon, passons. Je suis donc ici pour une histoire de contact et elle, comme je le pensais, parce qu'elle est en train d'infiltrer le camp ennemi. Mais lequel? Il y en a tellement qui veulent nous faire la peau. D'ailleurs, qu'est-ce qui se cache derrière ce "nous"? Nous, les Américains? Nous, les héros? Nous, les Agents du S.H.I.E.L.D? Nous, qui sommes tout cela à la fois? Difficile à dire.

Je récupère par la suite le petit papier qu'elle me tend, lisant rapidement le nom qui y est inscrit, avant de le replier et de l'enfoncer dans la poche arrière de mon pantalon. Moshiro... Non, Torisho... Zut! Je le ressors et le lis deux ou trois fois pour bien imprimer le nom de la personne que je dois rechercher. To-Shi-Ro/ Mo-Ri. C'est bon, c'est imprimé, cette fois.

Puis la discussion bifurque vers des banalités. Le genre de propos que l'on échange quand on est resté en bons termes avec son ancienne femme, je suppose.

Me redressant légèrement dans mon fauteuil, je joue avec la bouteille de Coca en verre qui a été déposée sur la table par le serveur.

- Bah écoute... Je survis. Les différentes missions s'enchainent, et je m'en tire à chaque fois. Je lâche un petit rire en ajoutant un: une chance de cocu.

Elle n'y verra pas de la provocation ici. Enfin, je ne pense pas. On est séparé depuis assez longtemps pour que ce genre de vanne ne l'affecte pas. Je me gratte le haut de la joue juste avant de boire quelques gorgées de soda. Redéposant ma petite bouteille - oui, ça n'a pas le même goût dans le verre - mes yeux fixent à nouveau les siens.

- C'est plutôt à toi qu'il faut demander si ça va. Je suis venu parce qu'on m'a simplement dit que cela te concernait. Mais toi... Tu avais certainement d'autres choix possibles. Alors... Pourquoi moi?

Sérieux, on se connait depuis assez longtemps pour savoir que tourner autour du pot, c'est pas dans nos habitudes.


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Barbara Morse
S.H.I.E.L.D.
Sam 17 Fév - 0:11
Se moquer de Clint parce qu’il commandait un coca parce que ça se disait de la même façon dans presque toutes les langues ? C’était bien son genre, oui, et elle fut obligée de se mordre un peu la lèvre inférieure lorsqu’il la pria de ne pas en rire. C’est qu’il la connaissait bien, sans doute trop bien, même mais le fait est qu’elle ne pouvait pas lui effacer la mémoire et puis savoir que quelqu’un vous connaît par cœur a parfois quelque chose de rassurant aussi. La jeune femme secoua lentement la tête prouvant ainsi qu’elle était de bonne foi. Puis son ex-mari reprit la parole. Il n’avait pas tort, le Japon, et plus généralement l’Asie était magnifique à voir pour peu qu’on ne passe pas son temps à fouiner là où il ne fallait pas. Quand le mot « Asie » évoquait pour certains les vacances, les traditions, l’exotisme et allez savoir quoi d’autre, pour Bobbi ça évoquait surtout certaines déviances dues à trop de restrictions, les yakuzas, les triades, les armes et toute cette came… partout, à tous les coins de rue. Peut-être que c’était pareil partout maintenant, que c’était une question de temps et non d’endroit mais elle avait toujours eu l’impression que ça ressortait plus de ce côté-ci du globe. Quoi qu’il en soit, elle était tout à fait d’accord avec Clint en ce qui concernait la nourriture.

    « Ça oui, il y en a pour tous les goûts. Et je ne parle pas forcément que des restos. »


Mais inutile d’entrer dans les détails, Clint avait lui aussi beaucoup d’imagination. Elle l’observa ensuite relire à plusieurs reprises le petit papier qu’elle venait de lui faire passer et ne put s’empêcher de pouffer. Le japonais n’était décidément pas sa tasse de thé et Bobbi s’étonnait toujours de voir à quel point les autres agents du SHIELD connaissent si peu de langues, au final. C’était loin, mais alors très loin d’être la première fois qu’elle se faisait la réflexion et elle pensait aussi que c’était tant mieux pour elle et que le fait qu’elle en parle huit devait bien jouer en sa faveur. Enfin bref, on avait dit qu’on ne se moquait pas.
Maintenant que ceci était fait, ils pouvaient tout simplement parler de la pluie et du beau temps et c’est ce qu’ils firent, Clint lui répondant par d’autres banalités. Une chance de cocu, oui, ç’avait toujours été le cas bien qu’elle ne l’ait jamais trompé, raison pour laquelle elle ne s’en formalisa pas et se contenta de hocher la tête en rythme le tout accompagné d’un petit sourire.

Jusqu’à ce qu’il pose la question qu’elle redoutait un peu. Pourquoi lui ? La californienne aurait pu lui répondre pour les mêmes raisons pour lesquelles lui avait foncé sans savoir dans quoi il s’embarquait exactement juste à la mention de son nom mais à quoi ça rimerait ? Et puis ça lui semblait tellement niais et convenu dit comme ça, tellement pas elle, en somme. Alors Bobbi joua avec sa tasse de thé un moment, le temps de formuler correctement une réponse dans sa tête. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça pouvait prendre du temps, elle qui excellait en tant qu’espionne n’avait jamais été très douée pour mettre des mots sur ce qu’elle ressentait.

    « Pas pour ton amour de la langue nippone en tout cas, haha. »


Bien sûr, elle n’avait pas pu s’en empêcher, pourtant elle savait qu’elle ne pouvait pas éluder la question indéfiniment. Elle haussa alors les épaules.

    « J’ai confiance en toi, Clint. Voilà bien quelque chose qui ne changera sans doute jamais. Et tu me connais assez pour savoir que je n’accorde pas confiance à quiconque se dit mon ami. »


Voilà pourquoi elle détestait mettre des mots sur ce qu’elle ressentait, parce qu’elle était persuadée que son ex-mari savait déjà tout ça et qu’elle était bêtement en train d’user sa salive pour ne rien dire.

    « Et puis je suis toujours contente de te voir, toi. C’est comme si j’étais à la maison le temps d’un instant quand j’en ai désespérément besoin et c’est aussi un moyen de voir de mes propres yeux que tu es toujours bien vivant. »


Elle cessa de fixer sa tasse et releva les yeux vers son ex-mari et lui adressa un petit sourire espiègle.

    « Ça te convient comme réponse ? »


Avant de tremper les lèvres dans son thé qui était en train de refroidir à force de jouer avec.
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