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Dans l'ombre, un ennemi issu du passé prépare son retour imminent. Serez-vous de ceux qui le combattront ou bien de ceux qui l'aideront ?
 
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[Pennsylvanie] Camp d'été de l'Institut

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X-Men
Mar 3 Juil - 23:20
Une main vint s’écraser brutalement sur le téléphone d’où émanait une sonnerie jugée beaucoup trop stridente, si tôt dans la matinée. Les doigts fins et graciles tâtèrent à plusieurs reprises le smartphone, à la recherche du boutons tactiles qui ferrait stopper cette cacophonie. Puis, fatigués, il se réunirent en un poing qui devint intangible l’espace d’un instant pour traverser vivement le téléphone qui cessa immédiatement de fonctionner. Une tête émergea subitement de sous un coussin : Kitty, les yeux un peu boursoufflés, observa le cadavre encore fumant de son smartphone et soupira avant de se laisser retomber à plat ventre, enfouissant son visage dans son polochon. C’était quoi, le troisième qu’elle grillait de cette manière, en moins de six mois. Parfait, une nouvelle dépense à prévoir… Ou bien elle devrait tenter de le ramener à la vie, une nouvelle fois. Mais Franken-phone n’avait pas trop aimé ses deux précédentes résurrections.
La jeune femme, vêtue d’un simple débardeur et d’un boxer par cette chaleur étouffante du mois de juillet, roula sur le dos et contempla le plafond de sa chambre. Il devait être cinq ou six heures du matin, mais les premiers rayons du soleil commençaient déjà de s’infiltrer à travers les volets en bois. Un réveil aussi matinal, alors qu’il s’agissait d’un samedi, franchement, c’était un crime contre la mutanité, pensa Kitty, en faisant la moue, faisant défiler les quelques souvenirs de son rêve avant qu’ils ne lui échappent et sombrent à jamais aux oubliettes. Elle resta là une bonne dizaine de minutes, quand on toqua à sa porte.

« Kätzchen ? Tu es réveillée ? » demanda poliment et avec précautions la voix de Kurt Wagner, derrière la porte de la chambre. Une douce attention, de venir veiller à ce que sa meilleure amie ne soit pas aux abonnés absents…

« Huuuuummmmm… J’arrive… » grommela simplement la jeune femme en s’étirant de tout son long – bien qu’elle ne fasse qu’un petit mètre cinquante-cinq… - pour finalement s’extirper du lit. « Salut bébé, bien dormi ? » demanda-t-elle à celui qui partageait sa vie depuis presque 3 ans maintenant. Il répondit par un large bâillement tandis que Kitty flatta sa tête. Star-Lord, son main coon aux poils roux. Le chat ne se formalisa pas du réveil si matinal de sa maîtresse et s’en retourna se lover dans les draps. Le chanceux. Car le programme de la journée était plutôt sportif : en effet, les élèves et quelques professeurs de l’Institut devaient se rendre en Pennsylvanie, dans une réserve naturelle, pour leur camp d’été. Au programme, une semaine de jeux où s’affronteront divers équipes chaperonnées chacune par un professeur. Kitty était légèrement anxieuse à l’idée d’être à la tête de sa propre équipe. Etrange appréhension, après tout, ça n’était pas si différent que d’être professeur. Sans doute parce que l’idée d’un jour se retrouver leader de sa propre équipe x-men la bottait énormément. L’elfe venait d’indiquer à sa meilleure amie qu’il s’en allait rejoindre le reste de l’équipe afin d’aider à charger les bagages.
Heureusement, ils s’étaient quand même préparés un minimum la veille, en descendant la majeure partie des valises et autre équipement de camping. Il ne restait plus que les élèves à charger… Kitty enfila un short en toile kaki, enfila ses chaussettes et chaussures de randonnée, et passa un simple t-shirt par-dessus sa brassière. Elle noua ses longs cheveux – qu’elle hésitait encore à couper – en une queue de cheval, puis après une dernière caresse pour son chat qu’un professeur viendrait soigner en son absence, elle attrapa son sac à dos, attrapa le cadavre de son téléphone qu’elle emmena malgré tout, puis sortit de sa chambre en phasant à travers la porte. Une fois dans le couloir, elle aperçut Ororo en train de donner des directives à une poignée d’élèves, ainsi qu’à Piotr qui, une cantine militaire sous chaque bras, l’air complètement opérationnel, acquiesça à ce que sa collègue pouvait lui dire avant de se diriger vers le bus pour s’occuper du chargement. Tout le monde s’activait, une véritable fourmilière ! Comment faisaient-ils pour être aussi matinaux ?

« Kitty ! Il reste quelques caisses de provisions aux cuisines, tu peux t’en charger ? » demanda Tornade, un beau sourire aux lèvres, et sans même attendre que sa jeune collègue acquiesce, celle-ci passa à la suite de sa liste d’organisation. Les cuisines, donc. Kitty préféra emprunter son raccourcis, et phasant à travers le plancher comme en descendant un escalier invisible, elle arriva rapidement aux cuisines où l’attendait deux grosses caisses de provisions. Elle se chargea les bras d’une des caisses, disparaissant donc derrière cette dernière. Plutôt lourde, la caisse, mais Kitty serra les dents et prenant son temps, elle arriva finalement jusqu’au bus, manquant de trébucher une ou deux fois.

« Euuuuh, un p’tit coup de main, s’i’ou’plaît ? » fit une petite voix, derrière cette énorme caisse… Enorme, pour elle. Car pour certains, ça ne représentait pas grand-chose, une caisse d’aliments, à côté d’une énorme cantine militaire en métal…
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X-Men
Mer 4 Juil - 23:36
C’est le bruit d’un oiseau qui tira Piotr de son sommeil, vers quatre heure trente du matin. Le russe n’avait pas le sommeil particulièrement léger, mais, les jours de départ ou d’évènements important, il lui arrivait régulièrement de se réveiller à l’heure prévue. Il commença par éteindre son réveil qui devait sommer quelques minutes plus tard, et se leva, s’étirant lentement. Il n’était vêtu que d’un simple caleçon. Pour lui avait grandi en Sibérie, il était rare qu’il ait froid dans son « nouveau pays ». Il termina en faisant craquer son cou, avant de se diriger vers la salle, prenant une douche qui acheva de le réveiller, même s’il n’en avait pas vraiment besoin.

Il était de ceux qui se réveillaient en ouvrant les yeux, et pouvaient se lever immédiatement, ce qui avait le don d’agacer certains de ses amis quand ils l’entendaient et le voyait déjà frais et dispo quand eux arrivaient à peine à ouvrir leurs paupières. Non pas qu’il n’aimait pas paresser au lit… Juste qu’il n’en avait aucune raison. En réalité, il ne s’allongeait sur son lit que pour dormir. Il préférait dessiner ou lire assis, sur un tabouret ou dans un fauteuil confortable. Donc sans raison de rester sous les draps, il se levait.  Et comme il n’avait aucune raison, en ce moment, de rester sous les draps…
Une fois lavé, il prit le temps de coiffer ses cheveux courts, et d’enfiler un pantalon léger, ainsi qu’un tshirt de sport, assez moulant, sans être excessif. Il se regarda dans le miroir, se demandant si sa tenue irait, avant de se rendre à la cuisine, encore vide. Il appréciait d’être le premier arrivé dans cette pièce. D’une certaine façon, il ressentait un lien avec sa mère. Sa mère, la première levée, chauffant l’eau pour toute la famille, la dernière couchée, pour rajouter du bois dans le poêle. Même si dans la cuisine de l’institut, le matériel était bien plus… Hi-tech.
Ayant l’habitude, il commença par remplir les deux cafetières et lancer le café. A l’institut, le matin, le café était une denrée recherchée. Il lança aussi le grille-pain pour quelques toasts, réfléchissant au fait qu'aujourd'hui était le jour du départ... Et au fait que sa plus proche amie n'était clairement pas du matin... et qu'elle n'aurait sûrement pas le temps de prendre son petit déjeuner avant de partir.
Kurt entra au moment où le café était prêt. L’allemand vint serrer l’épaule du Russe amicalement, avant de servir deux bols du breuvage noir, que Piotr commença à boire, dans un silence apaisant qui fut rompu par le Farfadet.


« Ça va ? Pas trop inquiet ? »

Piotr regarda son ami, étonné par la question.

« Non, ça va, pourquoi ? »

« Et bien, ce voyage… »

Piotr haussa les épaules, n’ayant aucune inquiétude. Après tout, même s’il devait gérer un groupe d’élève, il ne serait pas le seul adulte présent. S’il s’était retrouvé seul, ou avec juste une autre personne, peut-être se serait inquiété. Mais sinon… Il laisserait Jean et Ororo faire régner l’ordre et le calme, et servirait, comme souvent, de garde-fou pour éviter que les bagarres entre étudiants ne dégénèrent. L’avantage d’être quasi indestructible, il pouvait s’interposer dans n’importe quel conflit d’adolescents hormonaux, pour reprendre l’expression de Hank. Il ne remarqua même pas le petit sourire de Kurt.
Ororo les rejoignit dans la cuisine, quelques instants plus tard, se servant à son tour son petit déjeuner, mangeant, comme pour chaque chose, avec une classe royale, même pour tremper ses toasts.


« Il reste encore pas mal de chose à préparer, Piotr, tu pourras m’aider ? Et où est Kitty ? »

« Sans doute encore en train de dormir en pensant à son prince charmant… Tu ne veux pas aller la réveiller, Peter ? »

Le colosse leva les yeux au ciel, et termina son bol, ignorant son ami et la vision d’une Katya en houppelande endormie dans un lit, comme dans le dessin animé de la Belle au Bois Dormant. Et en ignorant surtout la vision de la façon de la réveiller. Il se concentra plutôt sur la déesse africaine.

« Je viens de terminer mon café, je descends mon sac et je suis disponible. »

Déposant son bol dans l’évier, et le rinçant, il se rendit jusqu’à sa chambre, en faisant le moins de bruit possible, laissant derrière lui deux conspirateurs en herbe. Il s’arrêta devant la porte de la chambre de la brune, hésitant à toquer pour la réveiller. Il fixa la porte un long moment, avant de sursauter en entendant la sonnerie du réveille de la jeune femme. Visiblement il avait laissé passer sa chance de la réveiller, et quitta, silencieusement, le pas de sa porte, pour aller récupérer ses deux sacs : un gros sac de sport, et un sac à dos contenant notamment ses carnets à croquis et ses crayons. Il aurait de quoi occuper ses journées, les forêts pennsylvaniennes étaient magnifiques en cette période.

Après avoir déposé son sac dans la soute du bus, et laissé son sac à dos sur l’un des sièges à l’avant, il retourna voir Ororo, qui d’une main de maître, commença par lui indiquer quoi charger. Le russe transporta ainsi presque une centaine de litre d’eau, une douzaine de sac, ainsi que la caisse a pharmacie, avant de se diriger pour soulever les deux cantines militaires, contenant l’ensemble des instruments de cuisine pour l’une, et des outils pour l’autre. Il en cala une sous chaque bras, et se rendit tranquillement au cadre, gonflant les muscles sous le poids. Il n’aimait faire acte de trop grande puissance, mais Kurt avait insisté, disant qu’il fallait éviter les voyages inutiles.

Et il regretta rapidement d’avoir suivi le conseil de Kurt, lorsqu’il vit Katya arriver devant le bus. Il détourna le regard, regrettant que la première vision de la journée qu’il donnait à la jeune femme soit celle d’un Monsieur Muscle exhibant sa force. Son regard dépité n’échappa à Ororo qui lui sourit en retour, lui disant juste de placer les malles dans le bus, et de retourner chercher la dernière caisse de nourriture, ce qu’il fit en soupirant légèrement, se sentant un peu frustré sans vraiment savoir pourquoi.
Perdu dans ses pensées, il ne remarqua même pas qu’il ne restait qu’une caisse au lieu de deux, jusqu’à voir devant lui une Kitty trébuchante sous le poids de la seconde caisse, remplie de sac de riz et de pâtes, avec des boîtes de conserves, devant le bus.

« Euuuuh, un p’tit coup de main, s’i’ou’plaît ? »

Le russe ne réfléchit même pas en entendant la voix appelant à l’aide de la jeune brune, et posa sa propre caisse sur le coté.

« Ne bouge pas, Katya, je m’en occupe. »

Maintenant face à elle, ou plutôt, face à la caisse, il ne peut retenir un sourire en la voyant complètement cachée derrière. Il prend délicatement le fardeau, frôlant ses mains au passage.

« C’est bon… Je l’ai. »

Souriant, il échangea un regard avec elle, avant de porter la caisse jusqu’au bus. Il termina de charger la soute, laissant les autres adultes faire monter à bord les élèves, avant de se retourner vers Ororo.

« Il manque des affaires, non ? Il n’y a que… Douze sacs d’élèves. On ne va pas encadrer que douze élèves à quatre ? »

« A quatre ? Non, il n’y a que deux professeurs sur ce camp, Piotr. Ils t’attendent d’ailleurs, monte. »

Le visage du russe se décomposa, en même temps qu’une inquiétude brutale lui tomba sur les épaules comme une chappe de plomb. Il voulait protester, mais les enfants étaient en train de l’appeler, Ororo le poussa dans son dos, et il monta à bord, échangeant un regard avec le chauffeur… Ou plutôt la chauffeuse. Qui visiblement n’avait pas l’air au courant non plus.

« Bon… On peut y aller… »

Douze cris d’adolescents surexcités répondirent au professeur, dont l’émotion principale était visible sur son visage… Il ne survivrait jamais à l’expérience.
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X-Men
Mar 10 Juil - 10:24
Ça ne cesserait donc jamais de l’étonner, autant de douceur et de délicatesse dans un corps taillé pour la guerre. Kitty ne tarda pas à sentir le poids de la caisse s’évaporer, tandis qu’elle devinait sa peau entrer en contact avec celle du russe. Ce simple contact de mains, même accidentel, anodin, avait le don de faire bondir le cœur de la jeune femme. Elle sentit quelques papillons battre furieusement leurs petites ailes dans son ventre, d’autant plus quand il lui adressa un de ces sourires dont il avait le secret. Sans s’en rendre vraiment compte, elle le dévorait du regard, non pas de désir (ou du moins, pas uniquement…), mais à chaque fois que son regard se posait sur cet homme, elle retenait de justesse un soupire. Embarrassée, le regard fuyant, Kitty détourna les yeux de celui qui peuplait encore ses pensées en se mordant la lèvre inférieure, replaçant nerveusement une mèche rebelle derrière son oreille.

« Merci… Heureusement qu’on ne part qu’une semaine… » répondit-elle, en indiquant la montagne de choses qu’ils devaient emporter, tâchant de meubler la conversation pour mieux dissimuler son malaise. Elle se sentit idiote : pourquoi lui servir autant de banalités ? Et pourquoi pas parler de la pluie et du beau temps, tant qu’à y être ?

Heureusement, ils avaient tous les deux à faire. Tandis que Piotr allait charger la caisse dans la soute, Kitty alla poser son sac dans le bus, là où Kurt l’attendait, à côté du poste de conduite. La jeune femme sourit à l’idée de partir en camp d’été – même en tant que professeur – avec Kurt : ça leur rappellerait sans doute des tonnes de souvenirs. Malheureusement, elle était loin de s’imaginer que son meilleur ami était le cerveau d’un complot… Elle se douta bien que quelque chose clochait quand Kurt se mit à lui expliquer rapidement les commandes du bus. Ce qui rendit la jeune femme d’autant plus suspicieuse.

« Attends, je n’pige pas, pourquoi ça serait à moi de conduire ? C’est jamais à moi qu’on demande de conduire… »

« Jean souhaiterait qu’on élargisse nos compétences… » répondit-il simplement, un sourire chafouin aux lèvres.

« Oh… Je vois. Si j’avais su, je me serais un peu dérouillée, je n’ai pas touché le volant depuis quelques temps… Mais bon, j’imagine que c’est comme le vélo, hein… » dit-elle en haussant les épaules et en s’installant au poste de conduite. Elle commençait à régler le siège à sa petite taille quand elle vit Kurt s’éclipser.

« Attends, où est-ce que tu vas ? » demanda-t-elle d’un air circonspect à l’Elfe qui laissa ses canines apparaître dans un large sourire.

« J’ai une surprise pour toi… » répondit-il simplement, avant de disparaître dans un nuage de soufre violet, laissant une Kitty presque contrariée. Il agissait bizarrement, toute cette journée s’annonçait étrange. Elle le sentait, comme un présentiment. Ses viscères se tordaient déjà de stress. Il y avait quelque chose de pas net, mais elle n’aurait su dire quoi. Les élèves grimpaient dans le bus, saluant Kitty au passage. Cette dernière cherchait sa boîte à lunettes dans son sac quand Piotr, sous les supplications des élèves trop pressés de partir, grimpa dans le bus. Kitty, ses lunettes de vue sur le bout du nez, resta presque interdite. Comment ça on peut y aller ? Elle jeta un coup d’œil en arrière. Douze élèves. Seulement deux professeurs. Seulement Piotr et elle.
Elle avait très envie d’être vulgaire, là, maintenant, tandis qu’elle apercevait Ororo et Kurt faisant de grands signes d’aurevoir, un sourire fendu jusqu’aux oreilles. C’était un coup monté. L’Elfe lui envoya un baiser soufflé qu’elle lui aurait bien enfoncé au fond de la gorge… Les sourcils froncés, Kitty échangea un regard avec Piotr qui semblait découvrir le coup monté. Inutile de lui demander s’il savait quoi que ce soit de tout ça : il n’y avait qu’à voir l’expression de son visage. La question était de savoir si c’était le fait de se retrouver seul avec elle, qui le minait à ce point, où le fait de devoir gérer autant d’élèves à seulement deux professeurs, sans pouvoir s’en remettre à Jean ou Ororo…
La jeune femme prit une grande inspiration tandis que les adolescents surexcités laissaient éclater leur joie puis après un regard compatissant à Piotr, elle démarra le minibus, et le voyage pu commencer.
Le silence -tout est relatif, avec des gamins qui braillent en fond… - qui s’était installé entre Piotr et Kitty commença à peser pour la jeune femme, au bout des quelques minutes. Chacun était sûrement perdu dans ses pensées…

« Tu veux mettre un peu de musique ?... Ca ne fera pas taire les mômes, mais bon… »

Elle observait le russe du coin de l’œil, un léger sourire en coin, histoire d’avoir l’air naturel, mais au fond, elle sentait encore cette boule dans son estomac. Ou bien était-ce parce que cette dernière avait quitté l’Institut le ventre vide ?

« Tu sais où l’on va, précisément ? J’avoue que je ne m’attendais pas vraiment à devoir prendre le volant… C’est le même camp où l’on était allé, il y a quelques années maintenant ? »

Ça ne les rajeunissait pas. Kitty se souvenait vaguement du coin de forêt de Pennsylvanie où ils étaient allés, une fois. De là à pouvoir y retourner sans aide d’un GPS ou d’une carte routière… Elle espérait que Piotr ferait un meilleur copilote qu’elle… Comme pour ponctuer ce petit moment déjà gênant, le ventre de Kitty se mit à gargouiller. Elle se mordit la lèvre inférieure et préféra éviter le regard de Piotr. Etrangement, il était assez à cheval sur le petit déjeuner, sur le fait qu’il ne fallait jamais le sauter. Elle l’avait déjà entendu faire gentiment la morale à ce sujet.

« … J’ai pas eu le temps de déjeuner avant de partir. » confessa tout de même Kitty, même si la formulation exacte aurait plutôt été ‘Je n’ai pas pris le temps de déjeuner’…
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