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Dans l'ombre, un ennemi issu du passé prépare son retour imminent. Serez-vous de ceux qui le combattront ou bien de ceux qui l'aideront ?
 
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[Pennsylvanie] Camp d'été de l'Institut

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X-Men
Mar 3 Juil - 23:20
Une main vint s’écraser brutalement sur le téléphone d’où émanait une sonnerie jugée beaucoup trop stridente, si tôt dans la matinée. Les doigts fins et graciles tâtèrent à plusieurs reprises le smartphone, à la recherche du boutons tactiles qui ferrait stopper cette cacophonie. Puis, fatigués, il se réunirent en un poing qui devint intangible l’espace d’un instant pour traverser vivement le téléphone qui cessa immédiatement de fonctionner. Une tête émergea subitement de sous un coussin : Kitty, les yeux un peu boursoufflés, observa le cadavre encore fumant de son smartphone et soupira avant de se laisser retomber à plat ventre, enfouissant son visage dans son polochon. C’était quoi, le troisième qu’elle grillait de cette manière, en moins de six mois. Parfait, une nouvelle dépense à prévoir… Ou bien elle devrait tenter de le ramener à la vie, une nouvelle fois. Mais Franken-phone n’avait pas trop aimé ses deux précédentes résurrections.
La jeune femme, vêtue d’un simple débardeur et d’un boxer par cette chaleur étouffante du mois de juillet, roula sur le dos et contempla le plafond de sa chambre. Il devait être cinq ou six heures du matin, mais les premiers rayons du soleil commençaient déjà de s’infiltrer à travers les volets en bois. Un réveil aussi matinal, alors qu’il s’agissait d’un samedi, franchement, c’était un crime contre la mutanité, pensa Kitty, en faisant la moue, faisant défiler les quelques souvenirs de son rêve avant qu’ils ne lui échappent et sombrent à jamais aux oubliettes. Elle resta là une bonne dizaine de minutes, quand on toqua à sa porte.

« Kätzchen ? Tu es réveillée ? » demanda poliment et avec précautions la voix de Kurt Wagner, derrière la porte de la chambre. Une douce attention, de venir veiller à ce que sa meilleure amie ne soit pas aux abonnés absents…

« Huuuuummmmm… J’arrive… » grommela simplement la jeune femme en s’étirant de tout son long – bien qu’elle ne fasse qu’un petit mètre cinquante-cinq… - pour finalement s’extirper du lit. « Salut bébé, bien dormi ? » demanda-t-elle à celui qui partageait sa vie depuis presque 3 ans maintenant. Il répondit par un large bâillement tandis que Kitty flatta sa tête. Star-Lord, son main coon aux poils roux. Le chat ne se formalisa pas du réveil si matinal de sa maîtresse et s’en retourna se lover dans les draps. Le chanceux. Car le programme de la journée était plutôt sportif : en effet, les élèves et quelques professeurs de l’Institut devaient se rendre en Pennsylvanie, dans une réserve naturelle, pour leur camp d’été. Au programme, une semaine de jeux où s’affronteront divers équipes chaperonnées chacune par un professeur. Kitty était légèrement anxieuse à l’idée d’être à la tête de sa propre équipe. Etrange appréhension, après tout, ça n’était pas si différent que d’être professeur. Sans doute parce que l’idée d’un jour se retrouver leader de sa propre équipe x-men la bottait énormément. L’elfe venait d’indiquer à sa meilleure amie qu’il s’en allait rejoindre le reste de l’équipe afin d’aider à charger les bagages.
Heureusement, ils s’étaient quand même préparés un minimum la veille, en descendant la majeure partie des valises et autre équipement de camping. Il ne restait plus que les élèves à charger… Kitty enfila un short en toile kaki, enfila ses chaussettes et chaussures de randonnée, et passa un simple t-shirt par-dessus sa brassière. Elle noua ses longs cheveux – qu’elle hésitait encore à couper – en une queue de cheval, puis après une dernière caresse pour son chat qu’un professeur viendrait soigner en son absence, elle attrapa son sac à dos, attrapa le cadavre de son téléphone qu’elle emmena malgré tout, puis sortit de sa chambre en phasant à travers la porte. Une fois dans le couloir, elle aperçut Ororo en train de donner des directives à une poignée d’élèves, ainsi qu’à Piotr qui, une cantine militaire sous chaque bras, l’air complètement opérationnel, acquiesça à ce que sa collègue pouvait lui dire avant de se diriger vers le bus pour s’occuper du chargement. Tout le monde s’activait, une véritable fourmilière ! Comment faisaient-ils pour être aussi matinaux ?

« Kitty ! Il reste quelques caisses de provisions aux cuisines, tu peux t’en charger ? » demanda Tornade, un beau sourire aux lèvres, et sans même attendre que sa jeune collègue acquiesce, celle-ci passa à la suite de sa liste d’organisation. Les cuisines, donc. Kitty préféra emprunter son raccourcis, et phasant à travers le plancher comme en descendant un escalier invisible, elle arriva rapidement aux cuisines où l’attendait deux grosses caisses de provisions. Elle se chargea les bras d’une des caisses, disparaissant donc derrière cette dernière. Plutôt lourde, la caisse, mais Kitty serra les dents et prenant son temps, elle arriva finalement jusqu’au bus, manquant de trébucher une ou deux fois.

« Euuuuh, un p’tit coup de main, s’i’ou’plaît ? » fit une petite voix, derrière cette énorme caisse… Enorme, pour elle. Car pour certains, ça ne représentait pas grand-chose, une caisse d’aliments, à côté d’une énorme cantine militaire en métal…
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X-Men
Mer 4 Juil - 23:36
C’est le bruit d’un oiseau qui tira Piotr de son sommeil, vers quatre heure trente du matin. Le russe n’avait pas le sommeil particulièrement léger, mais, les jours de départ ou d’évènements important, il lui arrivait régulièrement de se réveiller à l’heure prévue. Il commença par éteindre son réveil qui devait sommer quelques minutes plus tard, et se leva, s’étirant lentement. Il n’était vêtu que d’un simple caleçon. Pour lui avait grandi en Sibérie, il était rare qu’il ait froid dans son « nouveau pays ». Il termina en faisant craquer son cou, avant de se diriger vers la salle, prenant une douche qui acheva de le réveiller, même s’il n’en avait pas vraiment besoin.

Il était de ceux qui se réveillaient en ouvrant les yeux, et pouvaient se lever immédiatement, ce qui avait le don d’agacer certains de ses amis quand ils l’entendaient et le voyait déjà frais et dispo quand eux arrivaient à peine à ouvrir leurs paupières. Non pas qu’il n’aimait pas paresser au lit… Juste qu’il n’en avait aucune raison. En réalité, il ne s’allongeait sur son lit que pour dormir. Il préférait dessiner ou lire assis, sur un tabouret ou dans un fauteuil confortable. Donc sans raison de rester sous les draps, il se levait.  Et comme il n’avait aucune raison, en ce moment, de rester sous les draps…
Une fois lavé, il prit le temps de coiffer ses cheveux courts, et d’enfiler un pantalon léger, ainsi qu’un tshirt de sport, assez moulant, sans être excessif. Il se regarda dans le miroir, se demandant si sa tenue irait, avant de se rendre à la cuisine, encore vide. Il appréciait d’être le premier arrivé dans cette pièce. D’une certaine façon, il ressentait un lien avec sa mère. Sa mère, la première levée, chauffant l’eau pour toute la famille, la dernière couchée, pour rajouter du bois dans le poêle. Même si dans la cuisine de l’institut, le matériel était bien plus… Hi-tech.
Ayant l’habitude, il commença par remplir les deux cafetières et lancer le café. A l’institut, le matin, le café était une denrée recherchée. Il lança aussi le grille-pain pour quelques toasts, réfléchissant au fait qu'aujourd'hui était le jour du départ... Et au fait que sa plus proche amie n'était clairement pas du matin... et qu'elle n'aurait sûrement pas le temps de prendre son petit déjeuner avant de partir.
Kurt entra au moment où le café était prêt. L’allemand vint serrer l’épaule du Russe amicalement, avant de servir deux bols du breuvage noir, que Piotr commença à boire, dans un silence apaisant qui fut rompu par le Farfadet.


« Ça va ? Pas trop inquiet ? »

Piotr regarda son ami, étonné par la question.

« Non, ça va, pourquoi ? »

« Et bien, ce voyage… »

Piotr haussa les épaules, n’ayant aucune inquiétude. Après tout, même s’il devait gérer un groupe d’élève, il ne serait pas le seul adulte présent. S’il s’était retrouvé seul, ou avec juste une autre personne, peut-être se serait inquiété. Mais sinon… Il laisserait Jean et Ororo faire régner l’ordre et le calme, et servirait, comme souvent, de garde-fou pour éviter que les bagarres entre étudiants ne dégénèrent. L’avantage d’être quasi indestructible, il pouvait s’interposer dans n’importe quel conflit d’adolescents hormonaux, pour reprendre l’expression de Hank. Il ne remarqua même pas le petit sourire de Kurt.
Ororo les rejoignit dans la cuisine, quelques instants plus tard, se servant à son tour son petit déjeuner, mangeant, comme pour chaque chose, avec une classe royale, même pour tremper ses toasts.


« Il reste encore pas mal de chose à préparer, Piotr, tu pourras m’aider ? Et où est Kitty ? »

« Sans doute encore en train de dormir en pensant à son prince charmant… Tu ne veux pas aller la réveiller, Peter ? »

Le colosse leva les yeux au ciel, et termina son bol, ignorant son ami et la vision d’une Katya en houppelande endormie dans un lit, comme dans le dessin animé de la Belle au Bois Dormant. Et en ignorant surtout la vision de la façon de la réveiller. Il se concentra plutôt sur la déesse africaine.

« Je viens de terminer mon café, je descends mon sac et je suis disponible. »

Déposant son bol dans l’évier, et le rinçant, il se rendit jusqu’à sa chambre, en faisant le moins de bruit possible, laissant derrière lui deux conspirateurs en herbe. Il s’arrêta devant la porte de la chambre de la brune, hésitant à toquer pour la réveiller. Il fixa la porte un long moment, avant de sursauter en entendant la sonnerie du réveille de la jeune femme. Visiblement il avait laissé passer sa chance de la réveiller, et quitta, silencieusement, le pas de sa porte, pour aller récupérer ses deux sacs : un gros sac de sport, et un sac à dos contenant notamment ses carnets à croquis et ses crayons. Il aurait de quoi occuper ses journées, les forêts pennsylvaniennes étaient magnifiques en cette période.

Après avoir déposé son sac dans la soute du bus, et laissé son sac à dos sur l’un des sièges à l’avant, il retourna voir Ororo, qui d’une main de maître, commença par lui indiquer quoi charger. Le russe transporta ainsi presque une centaine de litre d’eau, une douzaine de sac, ainsi que la caisse a pharmacie, avant de se diriger pour soulever les deux cantines militaires, contenant l’ensemble des instruments de cuisine pour l’une, et des outils pour l’autre. Il en cala une sous chaque bras, et se rendit tranquillement au cadre, gonflant les muscles sous le poids. Il n’aimait faire acte de trop grande puissance, mais Kurt avait insisté, disant qu’il fallait éviter les voyages inutiles.

Et il regretta rapidement d’avoir suivi le conseil de Kurt, lorsqu’il vit Katya arriver devant le bus. Il détourna le regard, regrettant que la première vision de la journée qu’il donnait à la jeune femme soit celle d’un Monsieur Muscle exhibant sa force. Son regard dépité n’échappa à Ororo qui lui sourit en retour, lui disant juste de placer les malles dans le bus, et de retourner chercher la dernière caisse de nourriture, ce qu’il fit en soupirant légèrement, se sentant un peu frustré sans vraiment savoir pourquoi.
Perdu dans ses pensées, il ne remarqua même pas qu’il ne restait qu’une caisse au lieu de deux, jusqu’à voir devant lui une Kitty trébuchante sous le poids de la seconde caisse, remplie de sac de riz et de pâtes, avec des boîtes de conserves, devant le bus.

« Euuuuh, un p’tit coup de main, s’i’ou’plaît ? »

Le russe ne réfléchit même pas en entendant la voix appelant à l’aide de la jeune brune, et posa sa propre caisse sur le coté.

« Ne bouge pas, Katya, je m’en occupe. »

Maintenant face à elle, ou plutôt, face à la caisse, il ne peut retenir un sourire en la voyant complètement cachée derrière. Il prend délicatement le fardeau, frôlant ses mains au passage.

« C’est bon… Je l’ai. »

Souriant, il échangea un regard avec elle, avant de porter la caisse jusqu’au bus. Il termina de charger la soute, laissant les autres adultes faire monter à bord les élèves, avant de se retourner vers Ororo.

« Il manque des affaires, non ? Il n’y a que… Douze sacs d’élèves. On ne va pas encadrer que douze élèves à quatre ? »

« A quatre ? Non, il n’y a que deux professeurs sur ce camp, Piotr. Ils t’attendent d’ailleurs, monte. »

Le visage du russe se décomposa, en même temps qu’une inquiétude brutale lui tomba sur les épaules comme une chappe de plomb. Il voulait protester, mais les enfants étaient en train de l’appeler, Ororo le poussa dans son dos, et il monta à bord, échangeant un regard avec le chauffeur… Ou plutôt la chauffeuse. Qui visiblement n’avait pas l’air au courant non plus.

« Bon… On peut y aller… »

Douze cris d’adolescents surexcités répondirent au professeur, dont l’émotion principale était visible sur son visage… Il ne survivrait jamais à l’expérience.
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X-Men
Mar 10 Juil - 10:24
Ça ne cesserait donc jamais de l’étonner, autant de douceur et de délicatesse dans un corps taillé pour la guerre. Kitty ne tarda pas à sentir le poids de la caisse s’évaporer, tandis qu’elle devinait sa peau entrer en contact avec celle du russe. Ce simple contact de mains, même accidentel, anodin, avait le don de faire bondir le cœur de la jeune femme. Elle sentit quelques papillons battre furieusement leurs petites ailes dans son ventre, d’autant plus quand il lui adressa un de ces sourires dont il avait le secret. Sans s’en rendre vraiment compte, elle le dévorait du regard, non pas de désir (ou du moins, pas uniquement…), mais à chaque fois que son regard se posait sur cet homme, elle retenait de justesse un soupire. Embarrassée, le regard fuyant, Kitty détourna les yeux de celui qui peuplait encore ses pensées en se mordant la lèvre inférieure, replaçant nerveusement une mèche rebelle derrière son oreille.

« Merci… Heureusement qu’on ne part qu’une semaine… » répondit-elle, en indiquant la montagne de choses qu’ils devaient emporter, tâchant de meubler la conversation pour mieux dissimuler son malaise. Elle se sentit idiote : pourquoi lui servir autant de banalités ? Et pourquoi pas parler de la pluie et du beau temps, tant qu’à y être ?

Heureusement, ils avaient tous les deux à faire. Tandis que Piotr allait charger la caisse dans la soute, Kitty alla poser son sac dans le bus, là où Kurt l’attendait, à côté du poste de conduite. La jeune femme sourit à l’idée de partir en camp d’été – même en tant que professeur – avec Kurt : ça leur rappellerait sans doute des tonnes de souvenirs. Malheureusement, elle était loin de s’imaginer que son meilleur ami était le cerveau d’un complot… Elle se douta bien que quelque chose clochait quand Kurt se mit à lui expliquer rapidement les commandes du bus. Ce qui rendit la jeune femme d’autant plus suspicieuse.

« Attends, je n’pige pas, pourquoi ça serait à moi de conduire ? C’est jamais à moi qu’on demande de conduire… »

« Jean souhaiterait qu’on élargisse nos compétences… » répondit-il simplement, un sourire chafouin aux lèvres.

« Oh… Je vois. Si j’avais su, je me serais un peu dérouillée, je n’ai pas touché le volant depuis quelques temps… Mais bon, j’imagine que c’est comme le vélo, hein… » dit-elle en haussant les épaules et en s’installant au poste de conduite. Elle commençait à régler le siège à sa petite taille quand elle vit Kurt s’éclipser.

« Attends, où est-ce que tu vas ? » demanda-t-elle d’un air circonspect à l’Elfe qui laissa ses canines apparaître dans un large sourire.

« J’ai une surprise pour toi… » répondit-il simplement, avant de disparaître dans un nuage de soufre violet, laissant une Kitty presque contrariée. Il agissait bizarrement, toute cette journée s’annonçait étrange. Elle le sentait, comme un présentiment. Ses viscères se tordaient déjà de stress. Il y avait quelque chose de pas net, mais elle n’aurait su dire quoi. Les élèves grimpaient dans le bus, saluant Kitty au passage. Cette dernière cherchait sa boîte à lunettes dans son sac quand Piotr, sous les supplications des élèves trop pressés de partir, grimpa dans le bus. Kitty, ses lunettes de vue sur le bout du nez, resta presque interdite. Comment ça on peut y aller ? Elle jeta un coup d’œil en arrière. Douze élèves. Seulement deux professeurs. Seulement Piotr et elle.
Elle avait très envie d’être vulgaire, là, maintenant, tandis qu’elle apercevait Ororo et Kurt faisant de grands signes d’aurevoir, un sourire fendu jusqu’aux oreilles. C’était un coup monté. L’Elfe lui envoya un baiser soufflé qu’elle lui aurait bien enfoncé au fond de la gorge… Les sourcils froncés, Kitty échangea un regard avec Piotr qui semblait découvrir le coup monté. Inutile de lui demander s’il savait quoi que ce soit de tout ça : il n’y avait qu’à voir l’expression de son visage. La question était de savoir si c’était le fait de se retrouver seul avec elle, qui le minait à ce point, où le fait de devoir gérer autant d’élèves à seulement deux professeurs, sans pouvoir s’en remettre à Jean ou Ororo…
La jeune femme prit une grande inspiration tandis que les adolescents surexcités laissaient éclater leur joie puis après un regard compatissant à Piotr, elle démarra le minibus, et le voyage pu commencer.
Le silence -tout est relatif, avec des gamins qui braillent en fond… - qui s’était installé entre Piotr et Kitty commença à peser pour la jeune femme, au bout des quelques minutes. Chacun était sûrement perdu dans ses pensées…

« Tu veux mettre un peu de musique ?... Ca ne fera pas taire les mômes, mais bon… »

Elle observait le russe du coin de l’œil, un léger sourire en coin, histoire d’avoir l’air naturel, mais au fond, elle sentait encore cette boule dans son estomac. Ou bien était-ce parce que cette dernière avait quitté l’Institut le ventre vide ?

« Tu sais où l’on va, précisément ? J’avoue que je ne m’attendais pas vraiment à devoir prendre le volant… C’est le même camp où l’on était allé, il y a quelques années maintenant ? »

Ça ne les rajeunissait pas. Kitty se souvenait vaguement du coin de forêt de Pennsylvanie où ils étaient allés, une fois. De là à pouvoir y retourner sans aide d’un GPS ou d’une carte routière… Elle espérait que Piotr ferait un meilleur copilote qu’elle… Comme pour ponctuer ce petit moment déjà gênant, le ventre de Kitty se mit à gargouiller. Elle se mordit la lèvre inférieure et préféra éviter le regard de Piotr. Etrangement, il était assez à cheval sur le petit déjeuner, sur le fait qu’il ne fallait jamais le sauter. Elle l’avait déjà entendu faire gentiment la morale à ce sujet.

« … J’ai pas eu le temps de déjeuner avant de partir. » confessa tout de même Kitty, même si la formulation exacte aurait plutôt été ‘Je n’ai pas pris le temps de déjeuner’…
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X-Men
Mar 21 Aoû - 20:39
« Merci… Heureusement qu’on ne part qu’une semaine… »

Piotr sourit à la remarque. Il est vrai qu’entre les packs d’eaux, la caisse a pharmacie qui faisait la taille de son torse (car si des enfants pouvaient se blesser dans un camp de vacance, ce n’était rien quand les enfants avaient des pouvoirs capables de ravager un gymnase pour une simple partie de basket. En plus, Jean était du genre… Stressée et psychorigide niveau « on sait jamais, ça peut servir » pour la pharmacie), et les caisses de nourriture. Il n’eut toutefois pas le temps de répondre qu’en fait, vu le faible nombre de caisses de nourriture, ils allaient sûrement être ravitaillés au cours de la semaine, car Ororo l’incitait à ranger la caisse, détournant son attention.

Bien sûr, maintenant qu’il savait qu’ils n’avaient « que » douze élèves (même si pour lui c’était déjà un nombre bien trop élevé) et deux professeurs (ce qu’il tentait d’ignorer), il ne pouvait que constater qu’ils avaient suffisamment de vivre pour la semaine, et même un peu plus. Personne ne viendrait donc à leur secours. Enfin, surtout au sien,  pensa-t’il en prenant grand soin de ne pas regarder en direction de la jeune femme, partenaire de galère. Son expression contrariée en apprenant qu’elle serait seule avec lui, et le regard plein de pitié qu’elle lui adressa ensuite lui fit comprendre qu’elle n’était pas ravie de ce choix. C’est vrai, même s’ils s’entendaient bien, elle s’entendait bien mieux avec Kurt qu’avec lui.
Perdu dans ses pensées, entre l’inquiétude de devoir gérer les gamins, et l’appréhension d’être seul avec elle, il sursauta quand elle lui adressa à nouveau la parole.

« Tu veux mettre un peu de musique ?... Ca ne fera pas taire les mômes, mais bon… »


« Hein ? Heu… oui, attend, je dois avoir ça… »

Il fouilla quelques instants la pochette remplie de CD prévu pour les voyages, faisant une recherche rapide de ce qu’elles contenaient. On lui demandait rarement de s’occuper de la musique, soi-disant parce que ses goûts musicaux étaient « démodés ». C’est avec un sourire qu’il découvrit un disque de Neil Diamond, et qu’il le mit dans l’auto-radio sous le regard horrifié des ados.

La voix légèrement rauque du crooner commença à emplir le mini bus… Ainsi que des cris de protestation des élèves. Piotr se retourna vers eux, faisant les gros yeux… Avant d’abandonner la lutte.


« Ca va, ça va, on en écoutera qu’une, ok ? Après on changera. »

Cela sembla suffit à calmer l’opposition, puisqu’il put se rassoir en fredonnant sa chanson… Tout en essayant d’ignorer le petit sourire de Kitty qu’elle avait au coin des lèvres… sans savoir s’il cherchait a ignorer le sourire ou les lèvres qu’il ornait.

« Tu sais où l’on va, précisément ? J’avoue que je ne m’attendais pas vraiment à devoir prendre le volant… C’est le même camp où l’on était allé, il y a quelques années maintenant ? »

Il sursauta à nouveau. Décidemment, il fallait qu’il arrête que sursauter chaque fois qu’elle lui adressait la parole.

« Oh, oui, c’est le même camp… Le terrain appartient à Warren je crois. Attend… On a une carte interactive dans ce rangement… Un… GDF ? »

Il sortit le petit boîtier de la boîte à gant, et commença à chercher à le configurer. Heureusement que ses goûts musicaux ne reflétaient pas ses compétences en électronique… Sans être un pirate informatique, il savait se servir des ordis, des smartphones et autres outils indispensables à leur siècle, même s’il avait parfois du mal avec certains termes. Il fini par l’installer devant elle, la frôlant légèrement, avant de se reculer avec un sourire… Qui s’agrandit quand il entendit le ventre de la jeune femme manifester son mécontentement.

« … J’ai pas eu le temps de déjeuner avant de partir. »

Il sortit de son sac le thermos de café, ainsi que les toasts tartinés de confiture à la framboise, en sandwich, pour permettre de les manger sans table et sans s’en mettre partout.


« Oui, je m’en doutais, du coup je t’ai préparé ça… »

Il lui fit un sourire… Avant de brusquement rougir et détourner le regard et le visage, lui laissant manger en silence. Il avait préparé un petit sermon sur l’importance de manger le matin, mais… Comme s’il était capable de sermonner Katya ! La seule fois où il lui avait fait des reproches… Cela avait une engueulade après qu’elle ait prit des risques inconsidérés dans une mission, manquant de se tuer, et de tuer Piotr d’une attaque cardiaque au passage.

Il fut tiré à nouveau de ses pensées, cette fois par une dispute qui avait éclaté entre deux des élèves. Il leva les yeux au ciel, poussa un soupir et se leva pour rétablir l’ordre entre Lukas et Cherry. Le garçon et la fille étaient comme l’eau et le feu, constamment à se chercher des noises pour tout et n’importe quoi, transformant absolument tout en compétition, des résultats scolaires à l’avalage du dessert.


« Vous allez vous calmer tous les deux ?! »

« C’est lui/elle !!! »

Il s’y était attendu… Le chœur de protestation. A croire que leur pouvoir était de réussir à parler en chœur pour incriminer l’autre. Heureusement, les « adultes responsables » de l’institut avaient trouvés la parade. Il se tourna donc vers le troisième élève le plus proche, qui commença à expliquer que les deux s’étaient autoproclamés chefs d’équipe pour le camp, et se disputaient les membres des équipes.
Piotr poussa un nouveau grand soupire, se retenant de se facepalm… Vu qu’il se servait de ses mains pour s’accrocher aux rampes et ne pas tomber.


« De toute façon, c’est nous, et par nous, j’entends les adultes, qui décideront des équipes. Ainsi que des chefs d’équipe ! »

Il dut aussi le ton pour terminer sa deuxième phrase, vu que les deux adolescents se mettaient – encore – à protester. Satisfait de sa démonstration d’autorité, il retourna à l’avant, échangeant un sourire amusé avec la jeune femme au volant : Cherry et Lukas étaient visiblement amoureux l’un de l’autre, et ils n’y avaient qu’eux pour ne pas le remarquer. Piotr se demandait parfois comment on pouvait être aussi aveugle.
Au moins, ils avaient eu l’utilité de détendre un peu la tension dans le véhicule. Ils avaient roulés longtemps, et les élèves commençaient à demander quand ils allaient faire une pause. Une aire d’autoroute approchant, ils n’allaient pas tarder à se dégourdir les pattes.
Tout en faisant attention à n’en perdre aucun.
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X-Men
Jeu 30 Aoû - 22:40
A l'instant même où elle fit sa proposition à Piotr, Kitty se souvint des goûts musicaux du russe, jugés plutôt "ringards" ou "papy" par les élèves. Il cherchait dans la pochette de CD. Kitty se retint de rire : les regards inquiets qu'elle découvrait dans son rétroviseur exprimaient une si grande détresse... La jeune professeur aurait pu parier que de tous les CD, il aurait choisi celui-ci. Neil Diamond semblait être son chanteur favori. Il n'y avait pas de mal à ça, ce n'était pas si mal mais disons que ce n'était pas vraiment du goût de la nouvelle génération... Disons que ça manquait peut-être un peu d'entrain. Les protestations furent immédiates et Piotr se retrouva à faire les gros yeux aux jeunes, comme il l'aurait fait s'ils avaient insulté sa mère. La conductrice sembla un instant surprise : elle n'avait jamais songé au fait que la musique pouvait être un sujet si sensible et sacré ! Mais Piotr finit par abdiquer et négocia au moins une chanson et les plaintes cessèrent enfin. Kitty le reconnaissait bien là, Piotr était un homme conciliant, doux et attentionné. Un nouveau sourire s'étira sur ses lèvres, d'autant plus quand elle l'entendit fredonner. Elle ne cessait jamais d'être surprise par cet étrange contradiction que pouvait être Piotr : un véritable colosse à la plastique herculéenne, et pourtant plein de douceur et de sensibilité pour l'art sous toutes ses formes.
Après quelques instants, Kitty brisa ce silence légèrement gênant, sortant visiblement le russe de ses pensées - une nouvelle fois, puisqu'elle avait bien vu son premier sursaut, un peu plus tôt.

« Oh, oui, c’est le même camp… Le terrain appartient à Warren je crois. Attend… On a une carte interactive dans ce rangement… Un… GDF ? »

La jeune conductrice leva un sourcil puis, replaçant ses lunettes sur son nez, elle retint un sourire et se garda bien de corriger son collègue en ayant l'air de se moquer. Elle préféra le laisser installer le boîtier, elle se racla légèrement la gorge en replaçant ses mains sur le volant, quand elle sentit de nouveau ses mains frôler son bras, elle s'excusa presque pour ce contact, à mi-voix. Pourquoi s'excuser ? C'était stupide, mais pas plus que de se prendre les pieds dans une chaise et demander pardon par réflexe... Il lui sourit, visiblement satisfait et fier de lui d'avoir pu l'installer, à défaut de le nommer. Elle lui rendit son sourire, s'apprêtant à le remercier pour l'installation du GPS, corrigeant ainsi l'accronyme mine de rien, quand son ventre se mit à rugir. C'est là qu'elle confessa avoir oublié de manger avant de partir.
Elle s'attendait à une gentille remontrance, mais à la place, il sortit tout naturellement un thermos de café ainsi qu'un sandwich à la confiture de framboise. Kitty resta bouche bée, médusée par autant de prévenance à son égard. Pas simplement par le fait qu'il sache qu'elle sautait souvent le repas qu'il jugeait le plus essentiel, mais aussi par toutes les petites attentions, comme par exemple le choix de la confiture qui était son parfum préféré, et l'aspect pratique des toast en sandwich. Elle le regardait tandis qu'il lui adressait un sourire doux, et elle pensait au fond d'elle qu'elle épouserait bien un homme sur Terre, et ça serait cet homme sans hésitation. Piotr détourna le regard, visiblement gêné, et Kitty se demanda un instant si elle n'avait pas pensé à haute voix.

« Merci, tu es... » Parfait ? Libre pour te marier ? « ... une vraie mère pour moi, héhé... »

La demande en mariage attendrait un peu, elle ne souhaitait pas l'embarrasser davantage. D'ailleurs, tout ce malaise autour d'eux, elle avait du mal à comprendre d'où il venait. Elle s'était rapidement montrée très attirée par lui, et puis il avait émit ses réserves à cause de son jeune âge à l'époque. Mais pourquoi les choses étaient ainsi maintenant ? Ils se faisaient charier tous les deux, chacun leur tour. Elle s'était déjà montrée bien plus entreprenante avec le Colosse, même s'il l'avait gentiment repoussée. Au fond peut-être qu'aujourd'hui, elle se montrait plus réservée parce qu'elle avait peur que son rejet ne puisse plus être une simple question d'âge...

« Vous allez vous calmer tous les deux ?! »

La grosse voix la sortit de ses pensées : relevant les yeux vers le rétroviseur intérieur, Kitty observa silencieusement son collègue et ami en pleine gestion de conflits entre deux élèves. Des rivaux, mais pas seulement. Kitty écoutait attentivement mais ne pouvait retenir un sourire amusé : autant de compétition pour un simple camp d'été... Enfin, personne n'était dupe, car cette rivalité cachait sans nul doute une romance digne d'un soap de début d'après-midi... Quand Piotr se réinstalla à sa place, près de Kitty, cette dernière esquissa un sourire en terminant une bouchée de sandwich à la confiture. Puis elle demanda, amusée, à son collègue :

« Wow, et tu penses à qui d'autre, comme chef d'équipe ? Franchement, alimenter leur rivalité, j'pense pas que ce soit une mauvaise chose : ils dépensent tellement d'énergie pour surpasser l'autre qu'ils progressent plutôt rapidement... Et puis, entre nous... »

Elle rajoute à voix basse, un sourire chaffouin aux lèvres :

« Je les vois plutôt bien ensmble, tous les deux, pas toi ? »

Un clin d'oeil complice et amusé : jouer les marieuses, c'était un de ses loisirs de l'été... Après une multitude de supplication pour un arrêt pipi, Kitty mit son clignotant et sortit à la première aire d'autoroute qu'ils croisèrent. Elle tenta de donner quelques recommandations habituelles, Piotr aussi, mais les furies s'échappèrent rapidement du minibus, laissant les deux professeurs seuls. Kitty soupira puis, le sourire aux lèvres, s'adressa à Piotr qui se levait déjà pour sortir à son tour :

« Si tu veux, on les largue là, et on se casse à la plage... Je plaisante ! Mais, j'ai bien cru un instant que tu te laisserais séduire par l'idée !» Elle laissa échapper un petit rire avant d'attraper son thermos pour sortir aussi du minibus. La jeune femme s'étira, elle n'avait pas conduit aussi longtemps depuis quelques temps, elle laissait volontier cette responsabilité aux autres, préférant récupérer de ses nuits pendant le trajet.

« Je m'occupe de faire le plein, comme ça, ça sera fait. Ca va aller, pour toi, de gérer les douze ? »

Une fois la pause terminée, le café consommé, la vessie vidée et les élèves recomptés (deux ou trois fois), le minibus reprit sa route pour le Camp d'été. Cette fois-ci, ce fut au tour de Kitty de prendre le contrôle de la radio. Elle tapotait son volant au rythme de la musique, hochant la tête pour marquer la mesure, puis, comment résister ? Après un regard joueur à son collègue, elle se mit à chanter :

« Boooooorn to be wiiiiiild !»
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X-Men
Sam 29 Sep - 19:29
Le russe avait remarqué son mouvement quand il la frôlant, ainsi que son excuse, qu’il ne comprit pas. Il avait remarqué, que souvent, quand il la touchait ou la frôlait, elle avait ce léger mouvement, comme de recul… Elle ne réagissait pas ainsi avec Kurt, qui était pourtant bien plus tactile que lui. Et il ne pensait pas que c’était du dégoût vu qu’ils s’entendaient plutôt bien… En tout cas, elle ne fuyait pas lorsqu’ils discutaient et de l’avait jamais envoyé paître. Sa meilleure hypothèse était donc… Qu’il avait les mains froides. Cela semblait être l’explication la plus logique.

Le regard qu’elle lui avait envoyé, à la fois surprit et teinté d’une lueur qu’il ne comprenait pas, mais le mettait… En état de palpitation avancé. Il était sûr que son cœur résonnait dans tout le bus tellement il battait vite.

« Merci, tu es... une vraie mère pour moi, héhé... »

« Oh… De rien… C’est normal… »

Il tenta d’éloigner le sentiment de déception qui montait en lui… Au moins, cela prouvait qu’elle ne le détestait pas. Et cela était déjà énorme pour lui, aussi réussit il a sourire sincèrement.
Il savait qu’à une époque, elle avait été amoureuse de lui. Et lui aussi, déjà, ne pouvait que difficilement caché son coup de cœur. Mais elle était… trop jeune. Lui aussi, d’une certaine façon. Il avait eu peur, et l’avait repoussé, aussi gentiment que possible. Depuis, les années étaient passées… Elle était devenue encore plus belle en grandissant que tout ce qu’il aurait pu imaginer. Les hommes se bousculaient autour d’elle… Et elle n’avait plus fait d’allusion à de quelconques sentiments envers elle. Il s’était résolu à l’idée d’avoir été son premier amour de jeunesse… Une passade qui avait fini par passer. Et il avait trop peur du rejet et briser leur amitié actuelle, convaincu de se heurter au mur de son refus.

Il n’eut cependant pas l’occasion de s’appesantir sur la question, étant appelé pour gérer la dispute de Lukas et Cherry, ni l’occasion de s’y replonger, sa « collègue » commentant l’altercation.

« Je les vois plutôt bien ensemble, tous les deux, pas toi ? »


« Je crois qu’ils sont les seuls à ne pas l’avoir réalisé, Katya… Des fois, je me demande comment ils font pour être aussi aveugle. La petite Leah leur a posée la question y a quelques jours la question de « quand est ce qu’ils allaient s’embrasser ». J’ai cru qu’ils allaient faire une syncope. »

Il sourit en repensant à la scène, les deux ados regardant la fillette en balbutiant avant de s’enfuir, faisant rire tous les témoins de la scène, alors que Leah demandait pourquoi ils étaient partis.

« Par contre, je dois t’avouer que… Je n’ai aucune idée pour les chefs d’équipe… Je n’ai dit ça que pour les calmer et rappeler que c’est nous les chefs »

Souriant, il lui fit un clin d’œil complice, et son sourire ne le quitta pas jusqu’au moment de l’arrêt, malgré les nombreuses demandes des élèves qui auraient pu entamer sa patience. Heureusement, celle-ci était comme son corps, blindée. Une fois le bus arrêté, il se tourna vers les élèves, tentant de parler mais rapidement couvert par leur brouhaha alors qu’ils quittaient le bus sans un regard pour les profs. La semaine s’annonçait longue.

« Si tu veux, on les largue là, et on se casse à la plage... Je plaisante ! Mais, j'ai bien cru un instant que tu te laisserais séduire par l'idée !»

Il la regarda, d’abord surprit, puis amusé. Le reste des profs de l’Institut seraient sans doute furieux. Sauf peut-être Kurt, Logan et Bobby. Il secoua légèrement la tête, avant de lui répondre doucement.


« Tu ne le sais pas, depuis le temps, que je te suivrais jusqu’au bout du monde, si tu me le demandais ? »

Avec un sourire, il descendit à son tour du bus puis se rendit compte que tous les élèves étaient déjà rentrés dans le bâtiment de l’aire d’autoroute. Il ouvrit grand ses yeux avant de se dépêcher de les y rejoindre, afin de pouvoir intervenir avant qu’ils ne déclenchent une bagarre générale avec les routiers.
Heureusement, la pause se déroulant sans réels incidents. Il n’eut qu’à gérer les garçons qui voulaient démontrer le sèche main des toilettes, empêcher les filles d’essayer les fauteuils-masseurs sans payer (en empêchant discrètement l’une d’elle de se servir de son pouvoir pour trafiquer les machines), maitriser Lukas et Cherry qui étaient partit dans une nouvelle dispute au milieu du magasin, désamorcer une dispute entre un de ses élèves et un camionneur (qui se calma vite en voyant que Piotr faisait plus d’une tête que lui) et refuser d’acheter des bonbons et des chips, alors qu’une des élèves s’était fait le devoir de le convaincre de le faire.
C’est donc au bout de quinze bonnes minutes de pause, et les bras chargés de paquets de bonbons et de chips, qu’il fit remonter les élèves dans le bus, sans commenter ses achats autrement que par un regard signifiant « j’ai pas eu le choix, ok ? » et un soupir. La semaine allait vraiment être longue, se dit-il pour la 15ème fois depuis le départ, recomptant avec Kitty les élèves.

Assis dans son fauteuil, il ferma les yeux, écoutant sa Katya chanter avec un sourire. Peut-être que la semaine ne serait pas si longue, au final.
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X-Men
Mar 2 Oct - 23:07
Plutôt amusante, comme situation : les deux professeurs et amis qui jouent les marieuses en riant de deux élèves qui semblent être les seuls à ignorer leur attirance mutuelle, alors que ces mêmes professeurs ne sont pas vraiment mieux placés pour parler… Kitty avait souri en retour, véritablement amusée par la petite histoire racontée par son collègue, mais elle n’avait pu se retenir tout de même de couler un regard à l’homme qui occupait toujours ses pensées, songeant que lui-même devait bien être tout aussi aveugle de ne pas voir l’attirance qu’elle avait encore pour lui… Sans songer une seule seconde qu’elle-même se mettait des œillères. Elle se mordit la lèvre inférieure et tâcha de retenir un soupire qui en disait long, reposant de nouveau son regard sur la route. Elle sentait toujours ce nuage de papillons battre furieusement des ailes dans son ventre, quand elle pensait aux sentiments qu’elle avait gardé intacts pour le russe, après tant d’années.

« Par contre, je dois t’avouer que… Je n’ai aucune idée pour les chefs d’équipe… Je n’ai dit ça que pour les calmer et rappeler que c’est nous les chefs.»

Kitty lui adressa un sourire en retour : c’était étrange, de se retrouver dans ce bus, rien que tous les deux, sans pouvoir s’en remettre à d’autres adultes (plus) responsables. Ils étaient les chefs, oui, et c’était aussi plaisant qu’un peu effrayant. Et s’ils en perdaient un sur l’aire d’autoroute ?? Ou s’ils rencontraient des problèmes avec les sapiens ? Si le camp se faisait attaquer par… Oui, non, aucune raison de paniquer. Ils étaient accompagnés par Piotr, autrement dit, il ne pouvait rien leur arriver. Les élèves s’échappèrent du bus avec vélocité, laissant les deux professeurs en tête à tête. Elle avait fait un trait d’humour qui avait eu le mérite d’arracher un superbe sourire à Piotr. Mais même s’il s’agissait d’une blague, au fond, elle se disait qu’elle ne maudissait pas tant le sort que ça, de se retrouver un peu ‘seule’ avec lui. Au moins elle pourrait l’observer à loisirs sans subir les remarques de son meilleur ami Kurt.

« Tu ne le sais pas, depuis le temps, que je te suivrais jusqu’au bout du monde, si tu me le demandais ?»

Lui répondre un ‘si seulement’ n’était pas raisonnable. Pas plus que s’enfuir tous les deux en abandonnant douze adolescents doués de différents talents sur une aire d’autoroute. Alors pour toute réponse, Kitty se contenta de sourire, tâchant du mieux qu’elle le pouvait de dissimuler le rouge qui lui montait aux joues. Elle replaça nerveusement ses lunettes ainsi que ses cheveux, laissant descendre Piotr, non sans couler un nouveau regard intéressé sur les larges épaules du russe. Un soupire. Un autre. Ce qu’elle pouvait être lâche. Elle s’était déjà montrée bien plus entreprenante avec lui, autrefois, alors pourquoi tant de réserve ? Elle retira ses lunettes de vue pour les placer sur sa tête comme un serre-tête. Elle descendit jusqu’à la pompe pour faire le plein du minibus, toujours perdue dans ses pensées. Et si c’était l’occasion de se rapprocher de lui, l’occasion de lui faire comprendre, l’occasion de voir si c’était réciproque ? Après tout, ce genre d’histoire arrivait souvent dans les camps, à l’adolescence, alors pourquoi pas aussi en tant que professeur ? Elle ne devait pas se dégonfler.
Quand Piotr et les jeunes rentrèrent de nouveau dans le bus, Kitty releva un sourcil interrogateur en découvrant son collègue les bras chargés de cochonneries à manger. Les instructions de Jean et Tornade avaient été pourtant claires à ce sujet : des repas équilibrés, et pas de dépenses inutiles dans des cochonneries… Mais à en juger par la tête qu’il tirait, ce dernier n’avait sans doute pas eu le choix. Une question de vie ou de mort semblait-il. Kitty sourit tendrement, amusée, quand Piotr lâcha un soupire, faisant la distribution des paquets de confiseries et autres chips. Et tandis qu’elle venait piocher elle-même une sucette dans le paquet qu’il tenait ouvert, elle lui souffla :

« Il va falloir que tu achètes mon silence avec autre chose qu’une confiserie, mais ça fera l’affaire pour le moment…» lui dit-elle, lui adressant un regard malicieux tandis qu’elle déballait la sucette de son emballage avant de la mettre dans sa bouche et de retourner s’assoir derrière le volant. Un instant, elle pensa honteusement, dans une petite partie de sa tête, que si Piotr avait compris de travers, il devait la prendre pour une allumeuse ou une délurée… Mais elle devait rester confiante et digne.

Ils avaient repris la route depuis une dizaine de minutes quand la jeune femme retira la sucrerie de sa bouche pour s’adresser à son collègue qui avait les yeux fermés.

« Peter ? Est-ce que tu dors ?... Je pensais à ce que tu disais tout à l’heure. A propos des chefs d’équipe et du fait que l’on soit les ‘chefs’… Je me suis dit que l’on pourrait très bien se partager les gamins, et endosser le rôle de chef d’équipe. Tu en penses quoi ? »

Elle trouvait l’idée particulièrement bien, de son côté, puisqu’ils pourraient ainsi se répartir équitablement la charge de surveillance, cela éviterait également des conflits entre les adolescents si plusieurs souhaitaient prétendre à ce poste. Et cela n’empêchait pas de séparer Cherry et Lukas en les laissant s’affronter.

« On se les répartit comment ? Et tu prends qui : Cherry ou Lukas ? »
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